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Napoli - Milan
Écrit par Arno    Lundi, 24 Août 2009 19:01    PDF Imprimer Envoyer
 


 Après 7 ans de disette, en 2008, le Milan retournera jouer au San Paolo contre Naples (le dernier en date à ce moment étant un 0-0 en 2001). Autant dire une éternité, dans ce choc imagé souvent par l'opposition Nord-Sud de la Botte. Un Nord européanisé, riche, développé, et ouvert sur l'extérieur. A l'inverse, un Sud plus précaire, préservant les coutumes, une région plus aride, une atmosphère plus méditerranéenne. C'est donc un Milan quelque peu dédaigneux envers des gens du Sud expressifs, une liberté des comportements plus marquées, en témoigne le San Paolo. Des équipes aux antipodes, mais qui se manquaient terriblement pendant ces 7 années de galère pour les partenopei.


D’ailleurs, la tension se ressent à tous les niveaux, et cette saison, une fois n’est pas coutume, voit de nouveau des restrictions du nombre de place pour les visiteurs car on craint des altercations entre les groupes de supporters… Et ce, assez régulièrement lors des déplacements des rossoneri.

Hiver 2009 : nul triste et terne au San Paolo entre les deux équipes qui ont beaucoup déçu, lors d'un match qui aurait du être remporté par les napolitains sur un but d'Hamsik injustement refusé.

L'avant dernier en date, les milanais laissèrent au San Paolo les trois points qui auraient permis au Milan la qualification à la Champions League 2008/2009. C’était le 11 mai 2008, dans un San Paolo plein et qui s’attend à voir un big match, comme c’est souvent le cas entre partenopei et les rossoneri. Naples est alors entraîné par Edoardo Reja et s’impose sur le score de 3-1, stoppant tout le peuple rossonero dans une remontée fulgurante vers les places à la coupe aux grandes oreilles. Hamsik ouvre le bal des hostilités à la 36 ', puis les azzurri doublent la mise à la 69 ' sur un penalty de Domizzi obtenu grâce à une faute de Sandro sur Lavezzi. Et à la 92 ', le but du 3-0 de Garics a une réponse à la 93 ' de Seedorf pour clore le score : 3-1.
 

Des Scudetti lors des années 90 de Maradona se sont souvent joués aux coudes à coudes entre les deux équipes. Et ne plus de se disputer les titres, les équipes jouaient également la première place des affluences de Serie A, avant la rétrogradation des napolitains, qui à présent, ont plus de mal à remplir leur San Paolo.
En parlant de Scudetto justement, revenons avec plaisir sur ces épopées napolito-milanaises dont Diego fut le grand protagoniste côté partenopeo. De l'autre, ce sont les Gullit et Rijkaard qui lui répondent.
On commence par la saison 1986-1987, synonyme de tout premier scudetto dans l'histoire du Napoli : 27 journée de Serie A, le San Paolo vibre, tremble, pleur au rythme des émotions de l'argentin.

On continue avec la saison 1987-1988, c'est Milan qui passe devant. Score final : 3-2 au terme d'un splendide match.
Enfin, saison 1988-1989, sûrement le plus beau match dans ces chroniques dans les mémoires des napolitains. Un Naples tout puissant qui court vers une seconde place derrière l'Inter champion, et devant un Milan à un petit point.
 
Au niveau historique, on se rappelle tous de l’attentat de terroristes à Noel 1984 dans un train allant de Milan à Naples. 17 morts et 250 blessés à la clé. Les mafieux avaient réussi leur coup…

61 antécédents en terre napolitaine. Le bilan est presque d’une parfaite équité : 21 victoires pour le Milan, 22 pour l'équipe de Naples, et 18 matches nuls. Même le nombre de réalisations inscrites par les deux formations est presque identique : 68 buts rossoneri, 67 auzzrri. 6 penalty sifflés en faveur de l'équipe maison, 7 en faveur des milanais.

La partie avec plus de but remonte à la saison 1950/51 : 3 à 5 le résultat final pour l'équipe milanaise (1er octobre 1951, 4ème journée). Les buteurs : 63' Formentin, 87' Amadei (photo) sur penalty, 89' Masoni (Napoli); 11' Liedholm, 13' Burini, 28', 68' Nordahl, 33' csc de Vultaggio (Milan).


Les deux matches avec un écart de but des plus importants sont à l’avantage à chaque fois des lombards, et datent de 1962 et 1992 : la première (23 septembre 1962) finit à 1 but contre 5 pour les rossoneri (Tacchi pour le Napoli, contre, un doublé de Rivera (1’, 81’), Mora (74’), Barison (76’) et Altafini (88’)). La deuxième (8 novembre 1992) termina avec le même score après une compétition dominée par les visiteurs et en particulier Van Basten, auteur de 4 buts (7 ', 27 ', 69 ', 75 '). Eranio marqua même pour les rouges et noirs (60 ') et Zola en faveur de Naples (84 ').
 
Les 7 dernières confrontations dévoilent là encore une égalité frappante entre ces deux équipes, de quoi faire douter de la suprématie affirmée des rossoneri par rapport à leurs homologues azzurri : 2 victoires 3 matches nuls, et 2 défaites, dernièrement lors de la saison 2007-2008 (comme indiqué plus haut), sur un score de 3 à 1, qui scellera presque définitivement les maigres espoirs de Champions rossoneri, ainsi que lors de la saison 1994/95 avec l’unique but paraphé par Agostini (46 '). La saison suivante (30ème journée) vit les milanais de Capello s’imposer sur un score identique et un but du défenseur Panucci (13 ') face aux napolitains de Boskov.
 
La dernière victoire des rossoneri remonte au 4 janvier 1998 (25ème journée) : la partie se clôt sur le résultat de 2 buts à 1. Les milanais avaient même mené 2-0 grâce à une réalisation de Leonardo (52 ') et une autre de Ganz (71 '), avant qu’ensuite Naples réduise l’écart Bellucci (75 ') même si cela s’avéra inutile. Les Napoli-Milan de 1996-1997 et 2000-2001 se solderont tous deux sur un score nul et vierge, préservant les buts des deux équipes inviolés.

Pour finir en beauté, là où tout a commencé, vous voulez encore du Maradona ? On va combler votre désir par ces quelques images qui témoignent de la splendeur et de l'engouement que peut représenter... le foot ? Non, un seul homme : Diego Armando.
Saison 1990-1991
 

En ce qui concerne les joueurs qui sont passés dans les deux clubs, on notera notamment El Paron, Nereo Rocco (voir ici), ainsi que Massimo Oddo (aujourd'hui en difficulté en Bavière).
Par ailleurs, un certain Paolo Di Canio qui a connu de nombreux clubs dans sa carrière est également passé par les deux unités. Printemps 1994, il joue depuis deux ans à Naples et inscrit un but fantastique (ci-dessous) contre... l'AC Milan. Le mercato qui suivait, Paolo débarquait à Milanello et rencontrait les Baresi et autres Maldini...
Un petit mot d'un certain Ottavo Bianchi. Ex joueur et entraineur du calcio, il jouera à Naples et à Brescia (où il fut formé) durant les années 60 : deux clubs qui seront ses principaux durant sa carrière de footballeur. Coach, c'est là qu'il réussira le mieux. Après une passe difficile sautant de club du Nord en club du Nord, il reviendra à Naples en 1985 pour lui offrir son premier sacre italien. C'est lui qui amène Maradona en Campanie. Il entrainera par la suite la Roma mais aussi l'Inter sans grande réussite. Sa dernière apparition sur un banc date de 2002 sur celui viola.

 
Enfin, Milan et Naples c'est aussi un joueur atypique en commun, un certain Fernando De Napoli (il ne peut pas mieux porter son nom), qui va réussir d'immenses choses aux côtés de Maradona, et qui s'écroulera totalement durant deux saison à Milan, sans presque jamais jouer. Il n'arrivera jamais à retrouver son vrai niveau qui a fait les beaux jours de la Squadra entre 86 et 92 pour une soixantaine de matches. Un milieu de terrain beau gosse, qui a l'époque séduit toutes les napolitaines.
 
On notera également le fait extra sportif qui s’était déroulé lors de la saison autour du brésilien Alemao. En effet, ce dernier qui reçu une pièce au visage a permis de faire gagner sur tapis vert le Napoli dans ce match, permettant par l’occasion de s’envoler vers le Scudetto 1990.
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Mis à jour ( Vendredi, 19 Mars 2010 12:49 )