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Édito
Quelle honte avoir ?
Écrit par Haekel bekka    Vendredi, 16 Septembre 2011 16:28    PDF Imprimer Envoyer

Match nul, contre la meilleure équipe du monde, et score de parité entre deux modes opératoires bien distincts, une formation tournée vers l'offensif contre une équipe, qui a préférée rester dans son camp, et jouer la carte défensive pour gagner la main. Et pour beaucoup, cette façon-là de procéder est d'une grande lâcheté, incompatible au football et à une équipe qui se veut ambitieuse, c'est la technique du faible, le respirateur artificiel qui maintient en vie tout entraîneur qui a peur de perdre, car c'est ça ce que représente le combo défense-contre attaque, ne pas vouloir perdre, au détriment de la volonté farouche de gagner que représente l'attaque.

Ainsi, on ne parle pas de football lorsqu'on parle de défenseurs, et on ne leur attribue un mérite moins grand, voir aucun, comparé à celui des attaquants, qui monopolisent les récompenses individuelles comme le Ballon d'Or. Le terme jouer au football, est lui-même employé que lorsqu'une équipe se porte en masse vers l'avant et contrôle la possession de balle, c'est ce qu'aiment les medias et la majorité des spectateurs, qui veulent voir des buts en masses, au détriment bien souvent de buts de qualités, un véritable cirque en somme, car un 1-1 est supérieur à un 0-0, évidemment.

On prend trop la finalité de ce sport, qui est de marquer plus de but que l'adversaire, comme la raison d'être ou l'esprit de ce jeu, mais ce jeu offre plus de propositions que cela, et c'est ce qui en fait sa beauté, il n'y a pas qu'une façon de faire, le jeu n'appartient pas entièrement à celui qui possède la balle, mais proportionnellement à celui qui offre des solutions via des courses et des appels sans ballon, sans oublier les pions qui tentent de le récupérer où de n’offrir aucune possibilité de marquer au détenteur de la balle. Ce serait ridicule de ne penser qu'il n’y a une équipe sur le terrain, celle qui attaque, que devient les autres ? Ils se mettent en veille et n'existent plus ?

C'est le mal de notre dictature grandissante, celle du dit "beau jeu", celle ou la possession parle. Ainsi, celui qui domine est celui qui retient et utilise le plus la balle ? Est-ce vraiment la définition universelle du football ? Non, la finalité au contraire, veut que le réalisme paie, voila l'esprit offensif qui doit être privilégié, avoir des possessions oui, mais uniquement des possessions utiles, avoir des occasions peut-être, mais ne pas gaspiller tous ses joueurs pour en obtenir 11 et toutes les ratées. C'est une affaire d'équilibre, auquel chacun a son avis, et la défense en elle-même ne doit pas être considérée comme une solution de bas étage. C’est elle, qui garantit la beauté du jeu, et donne un contrepoids nécessaire aux grandes équipes offensives. À quoi sert un Barcelone actuel s'il doit affronter des Villarreal ? À pas grand chose, hormis à voir une orgie de but que l'adversaire aurait pu avoir le loisir d'éviter.

La magie offensive est la seule que parviennent à décrypter les adeptes de ces magiciens, les "experts", les chroniqueurs en tout genre, depuis toujours, on résume uniquement l'attaque adverse et le porteur du ballon, au lieu de montrer également le comportement du bloc adverse dans le même temps, on nous prépare les top 10 des plus beaux buts, sans s'occuper de monter un top 10 des plus grands tacles ou des meilleurs arrêts de gardiens, pourtant, je ne suis pas le seul à considérer la magie que peut représenter un système défensif parfaitement huilé, des trajectoires et des mouvements anticipés par un défenseur, un milieu ou un attaquant, des tacles de haut vol comme celui d'Alessandro Nesta contre Lionel Messi, où le formidable travail qui incombe à un entraîneur et tout son staff pour obtenir et faire perdurer tout ceci.

Et si la finalité du football est de marquer un but de plus que l'adversaire, elle est aussi d'en encaisser un de moins, voila ce qu'est le football, deux parties du jeu indissociables l'une de l'autre, et où chacune doit être respectée et chérie autant que l'autre.

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Mis à jour ( Vendredi, 16 Septembre 2011 16:35 )
 
La dolce vita
Écrit par Haekel bekka    Lundi, 22 Août 2011 22:54    PDF Imprimer Envoyer

L'effet pervers d'une mesure qui veut assainir le football de ses mœurs financières. Si ce n'était pas un problème que le football soit un business, le fait que certains clubs appartiennent à des fortunes étrangères, prêtent à dépenser des sommes pouvant atteindre le milliard déplait. Mauvaise publicité pour ce sport en ces temps de crise qui remettent tout en cause et qui redonnent un souffle d'aigreur non seulement à la plèbe mais aussi à la classe moyenne, ces familles sans lesquels ce sport n'aurait pu franchir la marche de la mondialisation dans une position de force. La FIFA principalement, a su mettre à profit cette première décennie du 21ème siècle pour non-seulement se sortir d'une situation financière compromise jusqu'à devenir une association à but non-lucrative dont les revenues se chiffrent en milliards.

Ces clubs non seulement dépensent au-delà de la convenance mais n'ont pas l'air de se soucier d’un quelconque équilibre budgétaire, ce qui est vieux comme le monde, vieux comme ce sport qui a été rapidement compris comme une formidable vitrine médiatique pour des financiers ou des politiciens en quête d'image, le problème c'est que maintenant ce sont des nouveaux-riches orientaux qui viennent et que le jeu hypocrite qui avait un sens n'est plus qu'un jouet. Ainsi est né le fair-play financier.

Et quel est son effet pervers ? S'il va permettre de réguler un marché ridiculement fou, il va aussi entrainer tous les clubs à gonfler leurs budgets pour concurrencer les autres, et pour se faire, on a totalement dépassé le simple aspect du stade à remplir et de l’argent des compétitions à gagner, il faut développer ses produits comme le répète Adriano Galliani.

 

L'entrée du Milan Megastore le dimanche 15 Mai, au lendemain de la festa scudetto. Un quart d'heure, l'attente minimale ce matin là pour pouvoir pénétrer au sein du temple du marketing rossonero... (ACM-Z.fr)


Les produits, ca va du bon vieux maillot domicile au bien plus récent troisième maillot, jusqu'aux produits de tous les jours, et finir par être esclave de son club. Prendre son petit-déjeuner dans un mug de son club, partir dans une voiture rempli de fanions et écharpes de son club, aller au restaurant en payant avec la carte de crédit à l'effigie du club, le tout en passant ses coups de fil avec la carte mobile prépayée de son club, tuer le temps avec l'application iphone de son club, rentrer et donner le repas à son enfant en lui donnant préalablement une bavette avec un logo incrusté du club, enfiler son boxer au logo du club pour s'installer dans une couette acheté au "store" du club. Puis dans le stade, il ne faut surtout pas se contenter de regarder le spectacle, il faut être solidaire de l'effort du club, et consommer le plus possible, afin qu'il puisse s'aligner sur les grosses équipes pour obtenir les grands joueurs.

Mais ça ne s'arrête pas là, les profits peuvent s'effectuer partout, surtout sur internet. Une entreprise marketing établie à Bologna, a effectué une étude de marché sur les revenus en ligne, grâce à Facebook et Youtube, le Barca arrive en tête et a enregistré des revenues de 17M€ sur la dernière année, un marché prometteur qu'internet, comme l'a compris le PSG, qui a lancé son navigateur web, maintenant on a la possibilité de vivre entièrement par et pour son club de football, la dolce vita.

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Mis à jour ( Vendredi, 26 Août 2011 05:36 )
 
Massimiliano Sacchi
Écrit par Haekel bekka    Vendredi, 13 Mai 2011 17:37    PDF Imprimer Envoyer

Magnifique, c’est le superlatif le plus faible et commun que j’ai trouvé à dire en voyant toutes ces images, ce titre, ce drapeau italien qui n’était plus cousu sur notre maillot depuis si longtemps, et dire qu’une génération n’a pu connaître de son vivant footballistique ce maillot… L’injustice est désormais réparée. De faire la fête à l’Olimpico de la «ville éternelle», c’est encore plus un signe de grandeur, qu’avait connu le dernier grand Milan en date, paradant à domicile sous prétexte de dix-septième championnat d’Italie, contre la même équipe en face, du moins l’équipe représentant la même ville, Capello rirait bien de l’infortune du pauvre Montella. Si c’est difficile de faire un comparatif historique entre le dernier maître Capello vivant et Aeroplanino, c’est peut-être plus aisé d’en faire un entre Allegri et Ancelotti. Quoi que…

Un entraîneur au palmarès vierge parvenant à obtenir dès sa première année milanaise, le scudetto. Saisissant de ressemblance non ? Car je vise finalement Arrigo Sacchi. Cette comparaison peut être jugée trop flatteuse, mais en prenant les faits, il n'y a aucune honte à la faire. Renouer un club historique à la victoire après une longue période sans titre, avec une certaine manière. Si la notion d'effort collectif est égale aux deux, Sacchi avait su, dès sa première année, adapter à une équipe solide, un jeu offensif de bonne qualité. Bien que, cette fameuse première année, il s'en remettait souvent à l'homme providentiel, Ruud Gullit. Mais la ou le présent dépasse allégrement la légende, c'est dans la gestion du groupe.
Sacchi avait à ses cotés, une grande majorité de jeunes joueurs, au palmarès presque vierge, et des stars montantes, avec en vieux briscard, Pietro Paolo Virdis, et Gullit, le joueur le plus médiatisé est un homme élégant et respectable, aux antipodes du groupe d'Allegri, dont la base est un groupe de joueurs qui ont quasiment gagné tout ce qui était en jeu sous les couleurs rossonere. Ajouté à ce groupe, Ronaldinho, Ibrahimovic, Robinho, et on obtient trois personnalités très différentes, qui peuvent devenir explosives si on ne les manipule pas de la bonne façon.

Et Max a su être pragmatique, profiter du gros salaire de Ronnie, pour réussir à faire comprendre Via Turati, qu'il serait plus utile ailleurs, refaire vivre le groupe historique en leur donnant les clés de l'équilibre milanais, donner de la confiance à la base défensive en revoyant avec eux plus que des fondamentaux, faire prendre conscience aux nouveaux que l'effort doit être continuel pour réussir à gagner, revoir et repenser les schémas de jeu et être paré à faire face, devant n’importe quelles éventualités sur le terrain. Le perfectionnisme est dans le chapeau des deux mister.

Derrière cela, les faits de la première année sous le guidage des deux hommes sont plus troublants. Un début de saison très délicat où la patte ne prend pas sur le terrain. L’harmonie n’est partagée de personne avant qu’un fait extra-sportif vienne donner une cohésion à tout un groupe. Le coup du pétard qui a laissé ko Franco Tancredi et transformé une victoire 1-0 en une défaite sur tapis vert contre la Roma pour le plus ancien, et la mise à l’écart du groupe de Ronaldinho, en sachant parfaitement faire passer son message, pour le nouveau. Et derrière le titre national se cache également un bilan européen frustrant. La défaite contre l’Espanyol Barcelone au second tour de la Coupe UEFA, qui a servi de leçon au groupe selon les dires de Sacchi, et l’élimination en 1/8ème de finale de Ligue des Champions, pour l’équipe version Allegri.

Ainsi parlait Zarathoustra, souhaitons à Allegri d’être une réincarnation d’Arrigo l’entraîneur.

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Mis à jour ( Vendredi, 13 Mai 2011 18:01 )
 
Un été pour un nouveau Milan?
Écrit par Haekel bekka    Mardi, 05 Avril 2011 12:14    PDF Imprimer Envoyer

Bonne nouvelle pour le club, les blessés reviennent tous pour le sprint final, les trois derniers, Bonera, Inzaghi et Ambrosini ont encore deux semaines de frustrations avant de revenir sur les terrains du campionato. Pour la plupart de ces blessés longues durées, sont arrivés lors du mercato hivernal, des solutions pour pallier au mieux à ces défections qui de nature, pouvaient empêcher le Milan de jouer pleinement les trois compétitions dans lesquelles le club est engagé. Et avec ces jokers médicaux de luxe, ce club si souvent sans banc ces dernières années, se retrouve avec 31 joueurs dans son groupe professionnel.

Parmi ces 31, des choix devront nécessairement être fait, et ces 7 matchs de Serie A seront les dernières occasions pour montrer à Allegri et la direction sportive, qui a le talent pour rester. Le problème n’est pas seulement le nombre de joueurs dans un effectif qu’Allegri n’a jusqu’alors pas fait tourner comme on le penserait, mais l’âge. Les cadres atteignent un instant critique dans l’idéologie globale du football et sont donc sur la fin. Pour quelques uns d’entre eux, le contrat se termine en Juin prochain : Inzaghi, Seedorf, Ambrosini, Jankulovski et dans une moindre mesure Pirlo et Nesta. La direction pourrait prendre cette opportunité et décider selon ses convictions, de les prolonger au compte-goutte, afin de faire place à un tout nouveau Milan.

Parmi les autres joueurs en fin de contrat cet été, il y a une autre catégorie, les joueurs qui ont signé l’hiver dernier pour six petits mois, et si Leggrotaglie a pour le moment toutes les chances de partir sauf si il accepte un rôle de sparring-partner, la situation de Mark Van Bommel est plus floue. Si le hollandais est venu, le crédit en revient à Ariedo Braida, Galliani ne jugeant pas son arrivée utile… du fait de son âge. Cette donnée lui a joué des tours mais d’une part pour lui, le débat reste ouvert, car Galliani a toutes les chances d’avoir une peur bleue de la fameuse année de trop.

Au delà de ça vient l’aspect de la rotation, et la fameuse loi des postes doublés. Le club aura besoin d’un trequartista quoi qu’il arrive, voir de deux si Allegri compte plus faire jouer Kevin-Prince Boateng un cran en dessous. Sauf que pour ce dernier, il y a également un problème. Tout comme Marco Amelia, il est lié encore au Genoa et il faudra négocier son rachat.

Rachat pour eux…achats pour compenser les départs potentiel des autres, voila pourquoi on devrait normalement ne pas avoir de grands chamboulements, sauf si Silvio sort la caisse noire, car trouver à ces quatre joueurs des remplacements d’un niveau similaire, reviendrait à un investissement de 80M€ minimum pour des valeurs sures. Donc il ne sera pas seulement question de se séparer des sénateurs en fin de contrat, mais aussi de joueurs sur lesquels la dirigeance peut faire une plus-value.

Didac Vila dont la venue pose encore des questions de toutes sorte et Emanuelson sont les deux autres joueurs qui sont arrivé au dernier mercato hivernal, et à très faible cout. Et si ils sont la, ce n’est pas que pour la perspective de la jeunesse milanaise. Ils représentent au cas où ils ne parviennent pas à satisfaire aux exigences sportives du club, des monnaies d’échange à l’heure ou le football européen fait marcher son mercato à coup d’échanges.

Mais au final, qui connait vraiment les plans de la direction ? Qui aurait pensé à cette même époque de l’année qu’Ibrahimovic et Robinho seraient tous deux milanais, qui sait si ces arrivées étaient vraiment planifiées ou si on a fait preuve d’opportunisme ? Et qui sait si ce n’est pas ce même opportunisme que compte utiliser le Milan pour peut-être redessiner l’équipe ? La seule demi-certitude que l’on a, c’est qu’aucune prolongation ne sera faite avant la fin du championnat et à moindre mesure avant de s’assurer du scudetto, et que si un sénateur donne l’impression de ne pas bien revenir de blessure, son avenir sera incertain.

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Milan, cet aliéné
Écrit par Arno    Samedi, 19 Février 2011 13:37    PDF Imprimer Envoyer

On critique depuis quelques temps déjà le chemin qu’emprunte le club rossonero dans l’image qu’il offre de lui au monde du football. Récemment, un cap a été encore franchi. De tradition très noble où la hiérarchie et le respect de l’institution sont rois, le Milan donne aujourd’hui la sensation désagréable de ne plus être lui-même, d’être aliéné par sa condition de club de football. Plus qu’un match, Milan a perdu la face. Aux yeux de tous.

Comme le disait Voltaire dans son Dictionnaire Philosophique, « Nous respectons plus les morts que les vivants. Il aurait fallu respecter les uns et les autres. » Tout est là. Quand on adresse une quelconque remarque au Diavolo concernant son antique élégance qui se délecté peu à peu, il rétorque sèchement que le monde qui l’entoure l’a contraint à changer, à évoluer, à se vulgariser (entendre ici se fondre dans la masse). Ainsi, arborant fièrement la culture de ses ancêtres, il se permet d’en omettre les valeurs dans sa pratique quotidienne, préférant venir s’en repentir une fois le mal causé.

On ne peut plus le nier, Milan est devenu un autre en l’espace de quelques années. Sous le signe de la classe lombarde est née une troupe dictée par les écarts de comportement de son belligérant suprême. Une bien triste fin pour un symbole qui se voulait « éternel ».

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Mis à jour ( Samedi, 19 Février 2011 14:42 )
 


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