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La dolce vita
Écrit par Haekel Bekka    Lundi, 22 Août 2011 23:54    PDF Imprimer Envoyer

L'effet pervers d'une mesure qui veut assainir le football de ses mœurs financières. Si ce n'était pas un problème que le football soit un business, le fait que certains clubs appartiennent à des fortunes étrangères, prêtent à dépenser des sommes pouvant atteindre le milliard déplait. Mauvaise publicité pour ce sport en ces temps de crise qui remettent tout en cause et qui redonnent un souffle d'aigreur non seulement à la plèbe mais aussi à la classe moyenne, ces familles sans lesquels ce sport n'aurait pu franchir la marche de la mondialisation dans une position de force. La FIFA principalement, a su mettre à profit cette première décennie du 21ème siècle pour non-seulement se sortir d'une situation financière compromise jusqu'à devenir une association à but non-lucrative dont les revenues se chiffrent en milliards.

Ces clubs non seulement dépensent au-delà de la convenance mais n'ont pas l'air de se soucier d’un quelconque équilibre budgétaire, ce qui est vieux comme le monde, vieux comme ce sport qui a été rapidement compris comme une formidable vitrine médiatique pour des financiers ou des politiciens en quête d'image, le problème c'est que maintenant ce sont des nouveaux-riches orientaux qui viennent et que le jeu hypocrite qui avait un sens n'est plus qu'un jouet. Ainsi est né le fair-play financier.

Et quel est son effet pervers ? S'il va permettre de réguler un marché ridiculement fou, il va aussi entrainer tous les clubs à gonfler leurs budgets pour concurrencer les autres, et pour se faire, on a totalement dépassé le simple aspect du stade à remplir et de l’argent des compétitions à gagner, il faut développer ses produits comme le répète Adriano Galliani.

 

L'entrée du Milan Megastore le dimanche 15 Mai, au lendemain de la festa scudetto. Un quart d'heure, l'attente minimale ce matin là pour pouvoir pénétrer au sein du temple du marketing rossonero... (ACM-Z.fr)


Les produits, ca va du bon vieux maillot domicile au bien plus récent troisième maillot, jusqu'aux produits de tous les jours, et finir par être esclave de son club. Prendre son petit-déjeuner dans un mug de son club, partir dans une voiture rempli de fanions et écharpes de son club, aller au restaurant en payant avec la carte de crédit à l'effigie du club, le tout en passant ses coups de fil avec la carte mobile prépayée de son club, tuer le temps avec l'application iphone de son club, rentrer et donner le repas à son enfant en lui donnant préalablement une bavette avec un logo incrusté du club, enfiler son boxer au logo du club pour s'installer dans une couette acheté au "store" du club. Puis dans le stade, il ne faut surtout pas se contenter de regarder le spectacle, il faut être solidaire de l'effort du club, et consommer le plus possible, afin qu'il puisse s'aligner sur les grosses équipes pour obtenir les grands joueurs.

Mais ça ne s'arrête pas là, les profits peuvent s'effectuer partout, surtout sur internet. Une entreprise marketing établie à Bologna, a effectué une étude de marché sur les revenus en ligne, grâce à Facebook et Youtube, le Barca arrive en tête et a enregistré des revenues de 17M€ sur la dernière année, un marché prometteur qu'internet, comme l'a compris le PSG, qui a lancé son navigateur web, maintenant on a la possibilité de vivre entièrement par et pour son club de football, la dolce vita.

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