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Massimiliano Sacchi
Écrit par Haekel Bekka    Vendredi, 13 Mai 2011 18:37    PDF Imprimer Envoyer

Magnifique, c’est le superlatif le plus faible et commun que j’ai trouvé à dire en voyant toutes ces images, ce titre, ce drapeau italien qui n’était plus cousu sur notre maillot depuis si longtemps, et dire qu’une génération n’a pu connaître de son vivant footballistique ce maillot… L’injustice est désormais réparée. De faire la fête à l’Olimpico de la «ville éternelle», c’est encore plus un signe de grandeur, qu’avait connu le dernier grand Milan en date, paradant à domicile sous prétexte de dix-septième championnat d’Italie, contre la même équipe en face, du moins l’équipe représentant la même ville, Capello rirait bien de l’infortune du pauvre Montella. Si c’est difficile de faire un comparatif historique entre le dernier maître Capello vivant et Aeroplanino, c’est peut-être plus aisé d’en faire un entre Allegri et Ancelotti. Quoi que…

Un entraîneur au palmarès vierge parvenant à obtenir dès sa première année milanaise, le scudetto. Saisissant de ressemblance non ? Car je vise finalement Arrigo Sacchi. Cette comparaison peut être jugée trop flatteuse, mais en prenant les faits, il n'y a aucune honte à la faire. Renouer un club historique à la victoire après une longue période sans titre, avec une certaine manière. Si la notion d'effort collectif est égale aux deux, Sacchi avait su, dès sa première année, adapter à une équipe solide, un jeu offensif de bonne qualité. Bien que, cette fameuse première année, il s'en remettait souvent à l'homme providentiel, Ruud Gullit. Mais la ou le présent dépasse allégrement la légende, c'est dans la gestion du groupe.
Sacchi avait à ses cotés, une grande majorité de jeunes joueurs, au palmarès presque vierge, et des stars montantes, avec en vieux briscard, Pietro Paolo Virdis, et Gullit, le joueur le plus médiatisé est un homme élégant et respectable, aux antipodes du groupe d'Allegri, dont la base est un groupe de joueurs qui ont quasiment gagné tout ce qui était en jeu sous les couleurs rossonere. Ajouté à ce groupe, Ronaldinho, Ibrahimovic, Robinho, et on obtient trois personnalités très différentes, qui peuvent devenir explosives si on ne les manipule pas de la bonne façon.

Et Max a su être pragmatique, profiter du gros salaire de Ronnie, pour réussir à faire comprendre Via Turati, qu'il serait plus utile ailleurs, refaire vivre le groupe historique en leur donnant les clés de l'équilibre milanais, donner de la confiance à la base défensive en revoyant avec eux plus que des fondamentaux, faire prendre conscience aux nouveaux que l'effort doit être continuel pour réussir à gagner, revoir et repenser les schémas de jeu et être paré à faire face, devant n’importe quelles éventualités sur le terrain. Le perfectionnisme est dans le chapeau des deux mister.

Derrière cela, les faits de la première année sous le guidage des deux hommes sont plus troublants. Un début de saison très délicat où la patte ne prend pas sur le terrain. L’harmonie n’est partagée de personne avant qu’un fait extra-sportif vienne donner une cohésion à tout un groupe. Le coup du pétard qui a laissé ko Franco Tancredi et transformé une victoire 1-0 en une défaite sur tapis vert contre la Roma pour le plus ancien, et la mise à l’écart du groupe de Ronaldinho, en sachant parfaitement faire passer son message, pour le nouveau. Et derrière le titre national se cache également un bilan européen frustrant. La défaite contre l’Espanyol Barcelone au second tour de la Coupe UEFA, qui a servi de leçon au groupe selon les dires de Sacchi, et l’élimination en 1/8ème de finale de Ligue des Champions, pour l’équipe version Allegri.

Ainsi parlait Zarathoustra, souhaitons à Allegri d’être une réincarnation d’Arrigo l’entraîneur.

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Mis à jour ( Vendredi, 13 Mai 2011 19:01 )