Aller au contenu

Leolurex

Leolurex

Inscrit(e) (le) 27 sept. 2012
OFFLINE Dernière activité 12 mars 2020 00:00
*****

#260746 Boban, Zvonimir

Posté kaka2278 - 07 mars 2020 - 20:28

Ce club depuis 2010 c'est un sketch ridicule !


#260665 Premier League

Posté R.Baggio - 22 févr. 2020 - 00:37

Voir le messagetomtom, le 21 févr. 2020 - 23:49, dit :

(1) Faux, tu n'en sais rien. Tu peux le supposer, mais tu n'en sais rien. Exemple type des raccourcis facile. Et pourtant j'ai pris l'exemple sur lequel je suis le plus en accord avec toi.

C’est pourtant simple : aucune nation ne formait les défenseurs comme le faisait l’Italie.

Nous avions un nombre incroyable d’excellents défenseurs, tant dans l’axe que sur les côtés, qui savaient jouer ensemble un football qui n’existait nulle part ailleurs.

C’était reconnu par tout le monde à l’époque, y compris par les commentateurs français, forcés de constater que ce label rouge italien était unique au monde.


Citation

(2) D'une part c'est faux puisque le manque de résultat s'est ressenti 12 ans après (avec les chiffres évoqués plus haut en comparaison des 12 années suivantes au seul titre Intériste) et qu'on ne peut pas assurer avec certitude que les performances des clubs Italiens n'étaient du qu'au reste de l'Italianité évoqué. D'autre part c'est encore une fois un énième raccourci, une interprétation. La seule réalité c'est que l'Italie n'a pas su appréhender le virage du football et s'est progressivement encré dans un certain déclin. ça c'est factuel, c'est montré par des chiffres. Le reste n'est encore une fois qu'interprétation, un chouia caricatural qui plus est.

J’ai déjà répondu sur les joueurs formés avant l’arrêt Bosman, qui ont masqué la forêt pendant une décennie.

Il suffit de regarder l’identité des joueurs qui composaient le Milan d’Ancelotti ou la Juve de Lippi.

Les compos d’équipe et les résultats qui vont avec, c’est plus factuel que ton interprétation d’un virage du football dont la définition reste très floue. Évidemment, la période 96-98 du Milan que j’évoquais tout à l’heure reste un bel exemple de virage glissant, heureusement corrigé par la suite.


Citation

(3) Je connais un peu le sujet sur ce point. J'étais le premier à dire cela. Or, avec du recul, la réalité est floue. Effectivement, dans les faits les équipes de jeunes ont des résultats intéressants et ont montré être a un instant T au niveau des meilleurs dans les catégories de jeunes. Et effectivement plus tard, ça ne se reproduit pas. Maintenant la conclusion, tu l'interprètes mais ça peut aussi être autre chose. Est ce que peut être que les résultats des jeunes ne sont pas si significatifs que cela sur la durée ? Est ce que peut être que les sélections de jeunes qui font le meilleur parcours ne sont peut être pas forcément les meilleurs mais les plus en place tactiquement ? Est ce que les jeunes n'ont simplement pas le bagage mental pour franchir le cap au plus haut niveau ? Est ce que les instances de jeunes ne sont pas adaptés ? Des théories on peut en faire 36000, il n'y en aura pas forcément une meilleure que l'autre et plusieurs peuvent l'expliquer.
Les résultats ont le mérite d’être factuels. La faiblesse du temps de jeu des jeunes en Serie A également.

Citation

(4) Les Italiens médiocres n'enlèvent en rien les étrangers médiocres. Cela donne donc un championnat médiocre. Mais je t'ai pourtant vu souhaiter Bernardeschi (pas trop encore pour lui), Politano et Chiesa alors qu'ils ne valent rien vu leur valeur marchande et qui sont pourtant les parfaits exemples des types qu'on voit trop beau. Alors que dans un championnat de haut niveau, les étrangers et Politano/Chiesa seraient placés sur le même plan: sur le banc (ou en tribunes).

Ah mais je prends Politano et Chiesa tous les jours au Milan pour remplacer les Calhanoglu, Leao et cie. De même, je prends Barella et Sensi les yeux fermés. Après, je doute qu’il soit dans leur intérêt de jouer chez nous. Le truc, c'est qu'il n'y a plus beaucoup d'Italiens en Serie A, donc les mauvais résultats leur sont difficilement imputables.


Citation

(5) Curieux que tu cites le Mourinho qui:

1. Est le dernier et seul vainqueur Italien d'une CL...avec un jeu qu'on qualifie de très Italien, sans Italien (comme quoi c'est possible ? Je comprends plus :ninja: )
2. n'arrive plus à rien sportivement et est en perpétuel échec, ce qui vient mettre au contraire un frein a ton plaidoyer. A la rigueur j'aurais davantage compris l'argument Conte, dont la réussite a l'Inter semble être totale. Mourinho est au contraire l'exemple même d'un type de football qui ne marche plus (un seul titre de champion depuis son départ de l'Inter).

En parlant de Mourinho, j’ai mentionné le contexte défavorable, justement parce qu’il ne s’y prêtait pas. Il a eu d’autant plus de mérite de construire un collectif aussi performant avec des joueurs issus d’univers si différents. Il faut toutefois nuancer, car l’ossature de l’équipe (je pense aux Zanetti, Cambiasso, Samuel, Stankovic notamment) évoluait en Italie depuis longtemps.

J’avais d’ailleurs à l’époque posé la question suivante : nos clubs doivent-ils travailler pour les sélections d’autres pays au détriment de la Nazionale ?

Idem en 98, quand l’edf a gagné la CM avec un jeu italien, pratiqué par une équipe dont presque tous les titulaires jouaient ou avaient joué en Italie.

Mais pour en revenir à l’Inter de Mourinho, rassure-toi : je la trouvais très inférieure au Milan italien de Capello. Je citais son exemple pour illustrer l’idée que des préceptes soi-disant dépassés ne l’étaient pas forcément. Après, pratiquer un tel football ne veut pas dire que tu gagnes à tous les coups. Même le Milan des Invincibili ne gagnait pas la ldc tous les ans (bon, 3 finales d’affilée, c’était correct).

Pour prendre cette fois-ci l’exemple d’une individualité : Superpippo Inzaghi, dont le style était jugé dépassé dès 2005, a non seulement surpris tout le monde en 2007, mais après une longue blessure la saison suivante, a trouvé le moyen de planter 10 buts en 7 matchs (du 5 avril au 18 mai). Idem en 2009 d’ailleurs, après de longs mois sur le banc.

Ce n’est pas parce que les influenceurs enterrent un joueur ou un système qu’ils ont raison. Un club, des supporters, ne doivent pas mettre leur drapeau dans leur poche parce que les médias la mode ou une certaine élite leur dit de le faire.


Citation

(6). Rien sur le reste mais encore une fois, tu oublies un facteur essentiel. L'argent. Ce football que je vomis est qui est l'une des raisons pour lesquels je ne veux plus suivre ce monde la. Mais c'est le nerf de la guerre et toute loi qui ira mettre a mal l'inflation démesurée du football ne sera pas possible selon moi. Il y a trop d'enjeux financiers et c'est clairement idéaliste de penser de la sorte. Et pourtant dieu sait que toute loi qui viendrait enrayer cette chronicisation des positions de ce sport (les riches toujours plus riches, l'uefa et toutes ces conneries du FPF) me plairait et me donnerait envie de revoir des matchs. Mais je n'y crois pas une seule seconde.


Ce sera sans doute mon dernier message car c'est de toute façon une perte de temps et que je te trouve un peu caricatural dans tes propos. Et puis ça me fait perdre du temps sur mon film du soir :ninja: (Et puis on ne sera de toute façon jamais d'accord)
La caricature, c'est la réalité du football mondialiste actuel.
Si tu veux y retrouver goût, fais comme la plupart des supporters : concentre-toi sur les équipes nationales.


#260663 Premier League

Posté R.Baggio - 21 févr. 2020 - 22:52

Voir le messagetomtom, le 21 févr. 2020 - 21:14, dit :

C'est bien ce que je dis, on parle des idées. Le reste n'est évidemment qu'une supposition de ta part que tu passes sous la doctrine du fait, mais le raisonnement s'arrête a cette première partie. L'Italie a crée quelque chose qui lui a permis de se mettre en avant et de dominer le monde du football. Et elle n'a pas su s'adapter a l'évolution du football, sur tout les points, en ayant des wagons de retard sur les autres, pour devenir la risée du football. Dire que c'est le 8+3 qui est le fait du succès énorme et sa disparition la cause de tout les maux est un raccourci proche du viaduc de Millau simplement pour avancer ce que toi tu souhaites ardemment. Que tu souhaites son retour, pourquoi pas, aucun droit de regard la dessus. Le reste n'est que supposition. Et par moment des suppositions un peu farfelues.
Absolument pas. Italianité des joueurs et du jeu sont par nature étroitement liées, et concordaient avec les résultats positifs. L’un ne va pas sans l’autre (un peu comme le 8+3 barcelonais rendait possible une osmose et un collectif d’exception. Depuis qu’ils ont déshispanisé, ils n’ont jamais retrouvé leur superbe). Jamais les clubs italiens de l’époque n’auraient obtenu des défenses aussi solides avec des 3+8. L’italianité n’est pas qu’une nationalité : c’est un héritage, une culture et une éducation qui démarre très jeune.
L’Italie s’est adaptée à l’évolution du football au moins sur un point : en virant les autochtones, et donc en désitalianisant son jeu. La courbe des résultats s’est inversée au même moment. Très étrange coïncidence.
Que l’Italie n’ait pas cherché à se mettre à jour dans d’autres domaines (stades notamment) est un autre sujet, mais ça n’enlève rien au point qui nous intéresse ici.



Citation

Me concernant je reste convaincu que la priorité est d'abord de retrouver des gens compétents à tout les coins de rues car c'est ce qui manque actuellement. Les professionnels Italiens n'ont pas su évoluer, n'ont pas vu l'évolution du football (car le football comme tout sport évolue et croire que ce qui a marché à une période X marchera forcément si on la remet est une ineptie folle. On peut s'extraire du football et observer cette analyse sur d'autres sports d'ailleurs), ne savent plus former, ne savent plus recruter, ne savent plus gérer un club et ne savent encore moins vendre un championnat. On se retrouve avec un championnat faible, avec des stades vétustes, avec des polémiques chaque weekend pour des sauvages dans les tribunes, avec des Italiens nuls et qu'on fait passer pour des stars parce qu'ils savent faire trois matchs corrects et parce qu'on a une quantité astronomique de tocard qui continuent a être en poste en Italie malgré une incompétence avérée.

A partir du moment où l'argent ne viendra qu'avec une amélioration drastique du niveau et de l'emballage autour du championnat, il est bien plus essentiel de d'abord mettre des gens qui pensent football que de faire dans du calcul mathématique de quota alors qu'en l'état, ce résultat n'aurait pour but que d'enfoncer la Série A en deuxième/troisième division de l'échelle européenne vu la situation actuelle.
Rappelons d’abord des faits : les U19 italiens étaient en finale en 2018, et les U17 en 2018 et 2019. La qualité est donc bien là. La question, maintenant, est que décidons-nous d’en faire ? On connaît déjà la réponse.
Quand je regarde notre championnat, je vois surtout beaucoup d’étrangers médiocres et ruineux. Si je m’intéresse plus particulièrement au Milan, à l’argent dépensé, et au classement actuel, je vois mes doutes des étés précédents confirmés.
Pour en revenir au jeu, au suivisme des modes, et à la sacrosainte évolution du football qu’il faudrait absolument accompagner : s’il y a bien un entraîneur qui a su perpétuer des préceptes proches de ceux d’un Capello, d’un Trap ou d’un Lippi au cours de l’actuelle décennie, c’est Mourinho. En voilà un qui, dans un contexte peu favorable, a su tirer son épingle du jeu et démontrer qu’on faisait bien les meilleures soupes dans les vieux pots.

Enfin, pour en revenir au sujet de départ : n’oublions jamais que l’équipe nationale reste la préférée des supporters, et que c’est pour l’équipe nationale que l’Italie avait fermé ses frontières footballistiques en 66. Sans aller si loin, la fédération anglaise peut parfaitement décider de prioriser les Three Lions aux clubs, et d’imposer des quotas dans son intérêt.


#260661 Premier League

Posté R.Baggio - 21 févr. 2020 - 20:49

Voir le messagetomtom, le 21 févr. 2020 - 18:43, dit :

C'est de la jolie déformation de la réalité pour mettre en avant une volonté qui vous est propre et que je comprends, mais ça reste de la déformation. Que l'Italie ait été la place forte du football, c'est un fait. Qu'il y ait le 8+3 a cette époque, c'est également un fait. Faut il y voir un lien de corrélation ? Clairement pas forcément.

Il faut quand même rappeler que l'époque n'était pas (faut le préciser parfois, a vous lire, on peut en douter): "L'Italie et son 8+3 contre le reste du football mondialiste qui refusait ce modèle". Non, l'ensemble du football avait cette contrainte factuelle en étant dans l'obligation de n'inscrire que trois joueurs étrangers. On ne peut donc pas dire que le 8+3 a permis a l'Italie d'être au premier rang mondial car TOUT LE MONDE était sous le même modèle, de celui qui dominait le paysage footballistique a celui qui ne s'en sortait pas. C'est donc faux. On peut dire qu'avec un système mis en place a l'époque, l'Italie a réussi a baser des choses solides en offrant un style qui leur a permis de gagner, si l'on veut, mais ce n'est pas la même chose, ni le même angle d'analyse. L'éventualité improbable d'un retour en arrière de ces contraintes ne doit donc en aucun cas nous faire croire que l'Italie reviendra un jour au premier plan car cela occulte la donnée la plus importante: les idées. Or, c'est précisément ce qu'avait le football Italien et ce qu'il n'a plus. Tu peux mettre un 10+1 aujourd'hui que la Série A n'aurait aucune progression en l'état, c'est même surement l'inverse vu la vision archaïque des personnes qui occupent les places importantes du football Italien.
Aurais-tu lu en diagonale ?
J’ai associé le 8+3 au jeu italien dont les joueurs italiens étaient le vecteur. Évidemment le 8+3 était obligatoire partout, mais les spécificités (notamment défensives) du jeu italien requièrent une cohésion particulière, que permettait le socle italien, qui permettait de facto d’appliquer ces préceptes avec le succès que l’on sait.
En écartant progressivement (tout ne s’est pas fait en un jour) les joueurs italiens, les dirigeants de club ont éradiqué le jeu italien qui allait avec, et réduit l’efficacité de nos clubs sur la scène internationale.
Encore une fois, on ne parle pas d’un poteau dans une prairie : tout le premier tiers de la Serie A pouvait prétendre à une victoire en coupe d’Europe !
Pour reprendre un point maintes fois cité à l’époque, qui n’est évidemment plus d’actualité : on disait qu’une équipe italienne menant au score ne se faisait jamais remonter. Était-ce dû au hasard ? Non, c’était dû à l’adéquation entre une culture, une formation et une cohésion propres à l’Italie, que nous avons troquées contre les mosaïques d’individualités que l’on peut observer aujourd’hui, dont le bilan sportif est juste lamentable.
Donc, oui, bien sûr, le 8+3 a construit les succès de l’Italie, et les politiques mortifères de nos dirigeants de clubs ont provoqué l’inversion des valeurs et des résultats.


Citation

Second problème, et bizarrement, on l'oublie très vite, c'est l'argent. Le football Italien a aussi été à sa place car c'était le championnat le plus riche du monde. On aime naivement se rappeler que le Milan s'est construit par sa formation, mais c'est aussi parce que Berlusconi a aligné les billets que le Milan est revenu aussi rapidement. Ce n'est pas que comme ça, mais ça a clairement aidé. Et le constat a l'échelle des clubs est le même. Le 8+3 a été mis en avant mais ce qui a fait gagné l'Italie, c'est avant tout des idées et de l'argent. Or, il manque les deux aujourd'hui puisque les idées sont archaïques sur les plans sportifs et extra sportifs (a tout les niveaux, des affaires de racismes au stade, en passant par la formation des joueurs et par la présence de professionnels incompétents dans les grandes instances) et que depuis plus de dix ans, le championnat Italien est le plus pauvre des quatre gros championnats, et de loin.
Au niveau du jeu, les idées actuelles sont mondialisées, donc assez proches de ce qui se fait ailleurs. Quant à l’argent, on ne sait plus ce qu’il faut penser : le Milan dépense 437m en 3 ans, plus de 100m l’été dernier et on nous dit qu’on est pauvres. Une chose est sûre : il est très mal dépensé.
Je rappelle que Maldini et Baresi, par exemple, avaient été formés avant l’arrivée de Berlusconi. Ces joueurs-là, comme Costacurta, Albertini, Evani et d’autres, avaient donc beaucoup moins coûté au club à l’époque que les charlots qui composent notre 11 titulaire actuel. Bizarrement, on a plus gagné avec les premiers qu’avec les derniers. Cherchez l’erreur.


Citation

Enième argument, il suffit de se rappeler le football Italien entre 1995 (Bosman) et 2007 (période amorçant le déclin Italien). Douze ans, trois victoires, cinq finales, trois ou quatre demi finales. Le ratio était largement convaincant, pourtant avec des clubs qui avaient progressivement moins de joueurs locaux (La Juve en a eu 4 puis 5, la grande année 2002/2003 ou les trois représentants en avaient plus ou moins 50% etc.).
La plupart des champions du monde 2006 avaient été formés avant l’arrêt Bosman, donc l’Italie post-Bosman a reposé quelque temps sur les acquis des années précédentes. D’ailleurs, faut-il rappeler que le Milan a gagné la ldc 2003 avec un 6+5 et la ldc 2007 avec un 7+4 ?
Comme je l’écris plus haut, les dirigeants n’ont pas pu virer tout le monde tout de suite. Remarque, le Milan a tenté le coup entre 1996 et 98, en recrutant les Bogarde, Reiziger, Dugarry, Andreas Andersson, Ba, Ziege, etc. Dois-je rappeler les détails de cette mésaventure et la réitalianisation concluante et nécessaire qui s’est ensuivie ?


Citation

Enfin dernier argument, on est aussi dans un football actuel où personne ne met en place ce fameux ratio drastique anciennement mis en vigueur. De même que pour mon premier paragraphe, on est donc pas dans une Italie qui renie son 8+3 et perd tout au moment où les autres championnats regorgent de joueurs nationaux et gagnent tout les trophées. On rappellera facilement qu'à l'exception du Barca de Guardiola (véritable ovni), le Real aura gagné trois trophées Européens un 8+3...mais inversé, avec Liverpool et son XI quasi exclusivement étranger, et avec tout un tas de clubs qui répondent à cette même logique.

Dès lors a partir du moment ou ce fonctionemment du 8+3 était mis en place partout avant 95 et a été supprimé partout ensuite, sans qu'on puisse faire de comparaisons, pouvons nous arrêter la désinformation alors que nous occultons totalement la totale incompétence des gens à la tête du football Italien et au manque d'argent, élément essentiel dans la progression d'un championnat.
En effet, personne n’a appliqué ce ratio depuis le Barça, qui a régné sur l’Europe pendant 5 ans, (même si Manchester et le Bayern ont remporté des ldc avec de nombreux nationaux sur le terrain).
Donc, les équipes actuelles ne sont bien que des mosaïques d’individualités, avec une prime au plus riche la plupart du temps. Dans les années 90, Manchester United était le club le plus riche d’Europe, et s’effondrait la plupart du temps dans les compétitions européennes, face à d’autres clubs moins fortunés, mais pourvus d’autres atouts.
Ce que j’appelle désinformation, c’est précisément la négation de la corrélation entre l’italianité et les succès italiens pré-Bosman. C’est nier l’essence même du football italien, qui s’est construite pas-à-pas après le drame du Superga, par l’intermédiaire de Gipo Viani (au prix de prises de bec avec Liedholm d’ailleurs), de Nereo Rocco (il Catenacciaro, s’il vous plaît), de Capello et d’autres, pour ne citer que des Milanais. C’est mépriser des décennies de labeur et de persévérance pour aboutir à une hégémonie incomparable.


Citation

Quand au sujet initial, je maintiens de réels doutes concernant la mise en place de telles mesures. Que la population mondiale est européenne se transforme en un énorme nombril ambulant et que chacun veuille se replier sur soi et penser à soi, je n'ai effectivement aucun doute la dessus et je pense que le Brexit aura des petits frères même si je ne m'étendrais pas sur ce sujet. Mais je suis prêt a prendre les paris que cela n'impactera que très brièvement le monde du football. Quand on sait l'argent que rapporte le football et l'apport bénéfique qu'il engendre, je suis convaincu qu'il y aura des lois qui viendront contourner ce nouveau monde. On en reparle dans quelques années, mais je prends les paris.
Quand on sait que le vote du Brexit s’est construit très largement sur le thème de l’immigration, et que la fédé anglaise caresse depuis longtemps le rêve d’une réanglicisation de ses clubs, j’ai tendance à penser qu’elle saura user intelligemment de son indépendance, et qu’elle augmentera progressivement le nombre des nationaux dans ses clubs, sans pour autant exclure les étrangers de talents. Comme la désitalianisation s’est faite sur plusieurs années, la réanglicisation prendra du temps, évidemment, mais elle adviendra forcément, tôt ou tard.


#260657 Premier League

Posté kaka2278 - 21 févr. 2020 - 17:34

Et bizarrement sous Ancelotti quand on faisait peur à toute l'Europe, on avait ce socle de 8 à 12 joueurs italiens (si on prend tout l'effectif) qui permettait de perpétuer un certain ADN...


#260656 Premier League

Posté R.Baggio - 21 févr. 2020 - 16:10

Je ne me permettrais pas de préjuger du niveau des futurs joueurs anglais, qui pourront être très bons et "bankable" si on s'occupe d'eux correctement, comme partout. Vu le nombre de licenciés, je ne suis pas inquiet pour eux. Et puis, je crois me rappeler qu'au milieu des années 2000, la fédé anglaise avait déjà envisagé, en même temps que Blatter, le recours au 6+5, avant que l'UE ne l'interdise.
Un tel retour aux sources permettrait d'ailleurs toujours aux meilleurs joueurs étrangers d'évoluer en Angleterre.

Concernant l'Italie : n'oublions pas que l'opinion a considérablement évolué à propos de l'UE. C'est une question de temps, mais un gouvernement finira sans doute, dans les 10 ans qui viennent, par proposer un référendum sur l'Italexit.
Si ça se produisait, les lois en vigueur actuellement seraient caduques, car la fédération ne serait plus tenue en laisse.

Pour ce qui est du 8+3, il ne faut pas nier l'évidence : la suprématie du football italien d'avant Bosman était très largement due aux systèmes défensifs hermétiques façonnés par des Italiens pour des Italiens. C'était l'exception culturelle dont ne bénéficiaient pas les autres championnats ; un savoir-faire inculqué à nos joueurs dès leur plus jeune âge, et perpétué par les formateurs, puis les entraîneurs des équipes premières.
Il y avait dans les années 90 six ou sept équipes qui pouvaient prétendre à la victoire finale dans une des trois coupes européennes de l'époque. Selon les années, on pouvait compter sur le Milan et la Juve, bien sûr, mais aussi la Roma, la Lazio, l'Inter, la Sampdoria, la Fiorentina, Parme, et même parfois le Torino ou l'Udinese.
Toutes ces équipes ne comptaient pas forcément les meilleurs joueurs étrangers du moment. En revanche, elles avaient toutes un point commun : un socle de 8 joueurs italiens (minimum) qui jouaient le même football.

L'obligation de formation et de promotion de nos joueurs ne bénéficiait donc pas qu'à l'équipe nationale, qui gagnait d'ailleurs moins que les clubs (bon, en général elle perdait aux tab en 1/4, en 1/2 ou en finale). Quand on voit ce qu'on est devenu depuis l'abandon de ces grands principes, on devrait avoir honte.


#260640 Baggio, Roberto

Posté R.Baggio - 18 févr. 2020 - 14:10

Tanti Auguri !

L'article d'Eurosport, qui reprend les hommage du jour d'anciens clubs du Divin Codino : https://it.eurosport...319/story.shtml

En bonus, le dernier but de sa carrière, marqué le 9 mai 2004 contre la Lazio : https://youtu.be/vtCFNzc_z5w


#260647 Premier League

Posté R.Baggio - 19 févr. 2020 - 18:27

Voici un article assez complet d'RMC qui résume bien la situation : https://rmcsport.bfm...it-1849728.html

On sent monter le stress du côté des officines mondialistes, qui ont pu désangliciser sans entraves pendant 14 ans.
Il sera intéressant d'observer l'évolution des choses outre-Manche : après tout, il serait juste que les inventeurs du football reviennent aux sources de leur sport, et au lien entre football et culture locale, avec l'identification qui va avec.


#260362 [Coppa, 1/4] MILAN 4-2 Torino

Posté Capitano #3 - 29 janv. 2020 - 11:27

Gros plus pour Castillejo, Rebic, Bennacer, Hernandez, Calhanoglu et Pioli.

Si je devais citer des "moins", je dirais Conti. Il montre de l'envie et de la combativité (comme son pressing à la 115ème minute) mais il a beaucoup trop de déchets...

Depuis quelques matchs, l'équipe commence a bien tourner et on voit l'influence sur les résultats. Franchement, cette série actuelle me pousse à être enthousiaste pour la suite !


#260355 [Coppa, 1/4] MILAN 4-2 Torino

Posté Rango - 28 janv. 2020 - 23:22

D’habitude c’est « qu’est-ce qu’il a bouffé Calhanoglu... » mais ce soir c’est « qu’est-ce qu’il a bouffé Calhanoglu? ». Voilà toute l’importance de la ponctuation.

Coaching décisif pour Pioli ce soir.


#260147 [Coppa, 1/8] MILAN 3-0 SPAL

Posté kaka2278 - 12 janv. 2020 - 16:44

Bonne préparation pour les matchs décisifs pour le paintien contre un adversaire direct en coupe.


#260150 Caldara, Mattia

Posté R.Baggio - 12 janv. 2020 - 18:00

On n'en sait rien, mais de toute façon le problème n'est pas là : soit tu montres au joueur que tu comptes sur lui, qu'il fait partie du projet, etc, soit tu le négliges et le méprises, donc tu l'incites logiquement à envisager autre chose. Logique.
Je suppose qu'il n'est plus blessé, et qu'il aurait donc pu jouer un peu, sinon l'Atalanta ne l'aurait pas recruté.


#260120 Caldara, Mattia

Posté R.Baggio - 11 janv. 2020 - 19:56

La thèse des Italiens trop chers a vécu, tant les contre-exemples pullulent.
En attendant, le Milan a dépensé 437m depuis 3 ans, pour 85% de recrues étrangères, avec les résultats que l'on sait.
L'été dernier, 100m dépensés exclusivement sur des étrangers.
Je préfère mettre 25m sur Politano que 28 sur Kessie, 21 sur le truc ou 30 sur Leao.

Comme je l'ai dit dans l'émission, Hernandez est la seule vraie satisfaction.
Bennacer c'est pas mal, et surtout mieux que Biglia, mais c'est pas folichon non plus.
Tout le reste est à jeter.

Caldara en revanche, on ne le saura jamais.


#259641 Bonaventura, Giacomo

Posté R.Baggio - 23 nov. 2019 - 22:03

Depuis le 21 octobre 2018, c'était 25' contre le Torino, 81 contre le Genoa (seule titularisation), 2 contre la SPAL, 5 contre la Lazio, et 29 contre la Juve.
Donc, à court de rythme, il se permet d'être le meilleur sur la pelouse ce soir. Chapeau l'artiste, en espérant que Pioli aura apprécié.


#259640 Squadra Azzurra

Posté R.Baggio - 23 nov. 2019 - 10:52

Voir le messageLeolurex, le 21 nov. 2019 - 21:27, dit :

C'est le principe même d'une équipe nationale .... et la comparer à notre Milan ce n'est pas une référence.
Certes, mais l'idée est de montrer que notre recrutement est ruineux à la fois financièrement et sportivement. Quand on voit jouer Barella, Sensi ou Pellegrini, c'est autre chose que notre pauvre milieu de terrain milanais.

N'oublions pas deux paramètres :
1) les clubs italiens oeuvrent contre la sélection nationale ;
2) la Nazionale repart de zéro, après des échecs cuisants, directes conséquences du premier point.

Par conséquent, Mancini a beaucoup de mérite, même si je ne me fais guère d'illusions quant aux chances de la Squadra à l'Euro. Souvenons-nous d'où nous venons, et tâchons d'avancer avec humilité, en surmontant tant que faire se peut les divers obstacles semés par nos clubs mondialistes.