| Allegri : "Conte sous-estime son équipe" | ||||
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A l'heure ou Massimiliano Allegri accorde cette interview à la Repubblica, il n’a pas de quoi fanfaronner. Deux défaites importantes contre la Lazio et l’Inter au cours de trois dernières semaines, un niveau de jeu escompté qui n’arrive toujours pas sur les terrains de Serie A, des blessures encore en nombre et à un titre plus personnel, les critiques constante sur ses choix et sa méthode. Mais pourtant le bilan à cette heure-ci est très loin de refléter cet état de fait. Ainsi, la situation est plus complexe que beaucoup peuvent l’imaginer, il est plus dur de se remettre en cause et pour Allegri, le seul problème de l’équipe à l’heure actuelle est un manque de concentration – Il a d’ailleurs peut-être raison…- Au-delà de l’analyse sur sa propre équipe, il en profite pour répondre à Conte, un entraineur qui « sous-estime » son équipe et refoule toute pression à l’adversaire. Avez-vous réussi à déterminer des explications concernant ces prestations décevantes contre les grands de notre championnat ? "J’y ai pensé, mais je pense surtout à être devant a Juventus en Mai. A la fin du championnat, ça ne servira à rien de savoir contre qui on a fait nos points. C’est clair que gagner les rencontres directes exalte, mais on doit aussi regarder le classement. Nous sommes à un point derrière la Juventus qui a un match à récupérer et nous avons un point de moins que le Milan de l’an passé. Donc nous n’avons pas de grands problèmes. Et nous avons encore un match contre les bianconeri à San Siro".
"On a besoin de plus d’attention. Je crois que nous avons gagné trop de matchs 2-0, 3-0, avec une certaine tranquillité. Et ça peut inconsciemment faire diminuer la concentration. L’équipe adverse t’attend, tu te déséquilibre un peu et tu payes à la première erreur. On doit éviter certaines erreurs individuelles. Ensuite l’histoire du championnat italien enseigne une chose".
"Que pour gagner le scudetto il faut savoir gagner en jouant mal. Dans les dernières années, le duel entre l’Inter et la Roma l’a démontré. Les giallorossi avec Spalletti jouaient un bon football, mais à la fin, le tricolore (vert-blanc-rouge) allait aux nerazzurri qui jouaient d’une façon moins spectaculaire. Ça plairait à tout le monde d’aller au restaurant et de toujours manger de la langouste. Mais de temps en temps il faut savoir se contenter du petit pain de jambon".
"Il n’existe aucun problème de ce genre. Il existe, comme dans tous les vestiaires du monde, certains qui ne jouent pas et qui sont agacés. Mais c’est normal qu’il en soit ainsi. Sinon les joueurs seraient frivoles".
"C’est normal. Quand une équipe perd, le premier responsable est l’entraineur. Mais on a passé des moments plus durs. Nous ne sommes pas devenus suffisants. Il faut de l’équilibre. Puis dans le football tout est sujet à opinion. On joue toujours avec le même module ? Le football n’est pas le basket. Ça ne sert à rien de tant changer pour changer. L’unique variante est d’établir un trequartista plus ou moins offensif. Et ce matin j’ai parlé avec Berlusconi. Il est serein et il m’a encouragé comme d’habitude".
"Non. Je regarde la maison Milan, pas celles des autres. Bien qu’après pour moi, ce n’est pas beau de sous-estimer ses propres joueurs. Et lui sous-estime ses joueurs s’il continue à dire ça".
"Je crois que les arbitres doivent décider avec sérénité. A la fin de la saison la balance est en substance équilibrée. Et c’est normal que, lorsqu’on subit quelque chose, on a tendance à le mettre en évidence. Si à chaque fois nous pensions à faire un dossier sur les décisions plus ou moins favorables, nous (le football) serions en mauvais état".
"Bonne, il est ami avec tout le monde dans le vestiaire. Il se trouve bien avec les autres attaquants sur le terrain. Et nous avons un peu de Maalox de coté en cas de mal de ventre". Commentaires (0)
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| Mis à jour ( Dimanche, 05 Février 2012 14:00 ) | |||






