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Allegri : "Nous avons besoin d'expérience"
Écrit par Baresi    Lundi, 19 Juillet 2010 14:58    PDF Imprimer Envoyer
 

« L'entraîneur avec la carrure apte à diriger le Milan » (selon la définition d'Adriano Galliani), choisi en dépit d'un « pedigree non rossonero », (une décision bien inhabituelle  au vu des dernieres neuf années où se sont succédées des milanisti comme Ancelotti et Leonardo),  Allegri vit sur les plages de sa Toscane ses dernières heures de détentes avant le début de son grand chantier. Demain à midi, malgré le climat d'austerité imposé sur le marché des transferts par Fininvest, il a conscience que le Milan se doit de réagir.

 

Massimiliano Allegri, après avoir dirigé Aglianese, Spal, Grosseto, Sassuolo et Cagliari, vous êtes prêt pour le grand saut ?


«Excusez-moi, mais vous en quelle année et dans quel journal avez-vous commencé à écrire ? On commence en bas de l’échelle, mû par l'ambition on tente d’atteindre l’objectif le plus élevé possible. Lorsque j'ai commencé à être entraîneur je n’aurais jamais imaginé qu'un jour, je serais à la tête du  Milan, mais je ne m’étais posé aucune limite et encore moins celle de ne pas réussir. " 

 Qu’est qui domine : la satisfaction d’entraîner un club de niveau international ou l'inquiétude de la mener dans une période de transition ?


«Je suis très calme et confiant. L'équipe est plus ou moins la même que celle de l’an dernier : sont arrivés dans l’effectif, Yepes, Amelia et Papastathopoulos. Je suis convaincu que ces joueurs ont beaucoup à offrir. " 

Stimulé ou effrayé par la perspective de travailler et de réussir avec un groupe auquel on n’a pas consacré des investissements importants ?


"Je le vis comme pari supplémentaire. C’est une saison importante qui commence pour nous : pour moi, le premier arrivé dans un grand club, et les joueurs qui doivent prouver être à égalité. J'ai entendu dire que le Milan est une équipe de vieux, mais je trouve qu'il une bonne alchimie entre les joueurs expérimentés et les jeunes. C’est un élément dont on a besoin. " 

C'est-à-dire ?


"La Coupe du Monde qui vient de s'achever a montré que les qualités techniques ne suffisent pas. La volonté et la capacité de sacrifice servent à obtenir des résultats. "


L’effectif du Milan est-il, à égalité avec l'Inter et la Juve ?


«À l'heure actuelle, l’Inter a quelque chose de plus que le Milan, la Juventus et la Roma, les quatre équipes entre lesquelles je pense que le scudetto va se jouer. L'année dernière le Milan est revenu à un point de l’Inter, je me dis qu’il peut réussir cette année aussi. "

 

Ronaldinho et Gattuso ne sont pas sûrs de vouloir rester. Comptez-vous sur eux ?

 

 "Tant qu'ils sont au Milan, je compte sur eux. Ronaldinho a qualités techniques inégalables au monde. Je suis heureux s’ils restent mais si c’est le cas ils doivent rester à disposition de l'entraîneur et de leurs coéquipiers." 

 

Vous avez parlé avec eux ?

 

« J'ai rencontré Gattuso a Forte dei Marmi. » 

 

ll dit qu'il a besoin de se sentir important.

 

« Je me répète : ce qui compte c’est le respect et la disponibilité. On ne peut pas penser que 11 joueurs tiennent le rythme pour 70 matchs."

 

Neuf joueurs ont des contrats arrivant à expiration. Vous craignez qu’ils soient moins motivés ?
 

«Plutôt le contraire. Un renouvellement doit se mériter. "

Si vous pouviez choisir : quel poste souhaiteriez renforcer ?


«En défense, Papastathopoulos est arrivé c’est un joueur, technique et athlétique. En attaque nous avons ce qu’il faut. Au milieu de terrain, cela dépend. Maintenant, nous sommes à cinq plus Strasser."

Vos prédécesseurs ont subi les incursions de Berlusconi. Vous êtes prêt ?


"Ce ne sont que des extrapolations de tifoso ... j'étais déjà habitué avec Cellino.»

Le premier adjectif qui vous est venu à l'esprit après avoir mangé à Arcore avec Le Cavaliere ?
 

«Brillant, il a des années d'avance sur les autres."

Il n'a pas fait de blagues sur le fait qu'elle est originaire d'une ville de gauche comme Livorno?
 

"Non, c'est le seul sujet que nous n'avons pas abordé."

De quoi avez-vous parlé ?


« De nos idées sur le football. Sur le fait qu’il faille bien jouer, mais il faut que cela serve à gagner. Finalement, dans les almanachs il ne reste que les succès. "

En tant qu’ancien milieu de terrain de talent, quel est celui que vous aimeriez transférer au Milan ?

 

"Je demande technique, enthousiasme, envie de travailler, intensité. Mais l'entraînement ne doit pas être vécu avec tristesse, comme un sacrifice."

 

Votre dribble le plus efficace, vous l’avez fait en 1992 quand vous vous êtes enfui le jour de votre mariage.

 

 

"Ah celui-là fut un dribble vraiment magnifique. Un peu d'inconscience sert dans la vie, dans ces circonstances, j’ai suivi mon intuition." 

 

Erika,  la promise de cette époque, vous a-t-elle réadressé la parole ?

 

"Maintenant elle est mariée sans incident mais ne m'a jamais pardonné."


 Que se passa t-il ensuite ?


«Des jours passés à rester là en se tourmentant. Puis le jour de vérité arrive et on ne peut pas y échapper. Comme quand un entraîneur qui doit décider de sa composition et qui est là, y refléchit. Puis viennent le dimanche 15 heures, et le travail doit se terminer. " 

Lorsqu'il vous ne pensez pas tactique comment vous distrayez vous ?


"Je lis. Sur la commode j’ai « La solitude du vainqueur » de Paulo Coelho et « Il tempo che vorrei » de Fabio Volo. Et j'aime jouer au basket. "
 

Aux tifosi en proie au découragement, quel message envoyez vous ?


«La confiance : le Milan a encore beaucoup à donner. Je suis sûr que nous ferons au mieux. Avec votre soutien, nous aurons d’excellents résultats"

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