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Borriello : "Je suis prêt, toutes mes blessures sont oubliées"
Écrit par Baresi    Dimanche, 11 Juillet 2010 14:58    PDF Imprimer Envoyer
 

Le revoilà et il a pas mal de choses à dire : Formentera, au sud de l’île d’Ibiza en fond de tableau, le Mondial est bien derrière lui. Trente-cinq jours après son aller-retour Sestriere-Milan, Marco Borriello réapparaît dans son petit coin de paradis espagnol. Il a pris beaucoup de vacances ("trop’, admet-il) de quoi faire le tour de la Méditerranée. D’abord à Capri, puis à Port Cervo, Saint Tropez et maintenant aux Baléares. Un beau petit tour, mais l'avant-centre absent de la Nazionale et canonnier du Milan a peiné à retrouver le sourire ces dernières semaines. "Les premiers jours ont été difficiles, je l'admets, mon rêve d'enfant s'est évanoui en une semaine durant laquelle j'ai été traité comme un pion." Du Bobo dans le texte, c'est parti !

 

Vous n’avez pas digéré votre exclusion par Lippi ?

 

"Je ne discute pas ses choix, j'étais prêt à partir. J'admets qu'après la convocation en mars dans lors du match amical contre le Cameroun, je m'étais fait quelques illusions."

 

Qu’est qui ne vous a pas convaincu ?

 

"La méthode pour le choix final.  On ne laisse dans l’expectative cinq joueurs pendant une semaine sans leur donner d’explication. D’autant qu’il était clair que les décisions avaient déjà été prises."

 

Le sélectionneur vous a expliqué que les exlus ne pouvaient pas faire la différence..

 

"Il a raison. La valeur technique entre ceux qui etaient en Afrique du Sud et ceux qui sont restés au pays s’équilibrait. Le problème a été le groupe. Les joueurs etaient bons, mais il manquait les leaders. Le manque de joueurs charismatiques comme Materazzi, Ambrosini, Totti ou Del Piero s’est ressenti. Sans réouvrir le chapitre Cassano."

 

Par-dessus tout il manquait l'enthousiasme depuis le début.

 

"Malheureusement oui. Les gens ne se reconnaissaient pas en nous. Lippi aurait peut-être dû écouter plus le peuple. L'insertion de Cassano et Balotelli aurait donné l’impulsion nécessaire."

 

Mais que retenir de positif sur cette expédition sud-africaine ?

 

"La titularisation de Montolivo : je pense qu’il est déjà très fort"

 

Mais il n’y a vraiment pas beaucoup d’autres talents aux alentours ?

 

"Malheureusement non. Si nous regardons le dernier championnat Under 21,  à l'exception de Supermario et de Giovinco, on ne voit pas grand chose. Il y a trop d'étrangers dans les centres de formations."

 

Maintenant Prandelli a pris les commandes. Pensons à l'avenir.

 

"J'ai vingt-huit ans et je me sens au mieux de mes possibilités. Je suis certain de pouvoir rendre encore service, et pourquoi pas être au Mondial au Brésil j’espere, avec Balotelli et Cassano en attaque."

 

Le favori pour le Ballon d'or est le nerazzurro Sneijder.

 

"Wesley a vraiment fait une saison extraordinaire. Cependant, suis convaincu que le milieu le plus complet est Xavi. C’est à lui que je le décernerais."

 

Revenons à l'Italie : comment vivez vous la concurrence de Gilardino et Pazzini ?

 

"Le verdict sera celui du terrain, mais j'ai enfin passé un été sans soucis. Lors des deux dernières saisons d'une manière ou d’une autre j'avais toujours manqué la reprise, j'ai dépassé mes problèmes  au dos et à l’aine,  je suis prêt  à  donner mon maximum. Dès lundi, à ibiza, mon physiothérapeute me rejoint pour commencer à travailler comme il se doit."

 

Au Milan comment ferez vous sans Leonardo?

 

"Je dois beaucoup à Léo parce qu'il a toujours cru en moi, nous avions un rapport spécial. Nous etions tous proches : le groupe l'a toujours suivi."

 

Quelle idée vous faites vous d’Allegri ?

 

"Ces jours-ci, Alessandro Matri m’a fait ses éloges. Il me donne l'impression d'être le nouvel Ancelotti. Méticuleux dans le choix des aspects tactiques mais tout aussi attentif à gérer les rapports humains. Ce n'est plus l’époque des petits  dictateurs : l'entraîneur doit être le moteur de l'équipe,  ne pas rester sur un piédestal".

 

Les tifosi rossoneri ne semblent pas satisfaits pour autant.

 

"L'Inter est encore un cran au dessus. Quelques renforts ne seraient pas inutiles.

J’aimerais avant tout gagner quelque chose."

 

Des renforts en attaque aussi?

 

"Moi, Pato et Ronaldinho nous avons marqué 15 buts chacun la dernière saison. Le potentiel est de première qualité".

 

Pourtant aucun de vous trois n’est allé au Mondial.. 

 

"Dunga a pris ses responsabilités en en laissant mes coéquipiers  à quai, mais il n'a pas été le seul à se tromper (sourire)"

 

Qu'est-ce vous pensez des rumeurs qui disent Ronaldinho sur le départ ?

 

« J'ai cherché Dinho ces jours-ci, je n'ai pas réussi à lui parler. En tout cas il a souvent fait la différence : pour moi il est essentiel."

 

Est-ce que Cassano peut –être est votre héritier?

 

"Avec Antonio j'ai joué différents matchs en azzurro et nous nous sommes toujours très bien trouvés."

 

Pour vous imposer, vous avez du "voyager", pourquoi ?

 

"Tous ne m’ont pas fait confiance. A vingt ans, à Empoli, j’ai fini sur les journaux parce qu'un jeudi j'étais allé en discothèque. J'allais ensuite dansé deux fois par an à la limite. Et depuis deux ans ce facette de ma vie a changé."

 

Depuis que vous avez-vous quitté Belen ?

 

"J'étais amoureux et je ne renie rien. Il y a eu quelques malentendus entre nous et j'ai dû sauver ma dignité et mon amour pour le football."

 

Et qui vous a aidé ?

 

« Ma famille. Cette maison d'Ibiza est un refuge où me retrouver avec ma mère Margherita et mes frères Piergiorgio et Fabio. Dans un mois ma première nièce naîtra, je crois qu'elle s'appellera Vittoria et à la maison nous pensons seulement à son arrivée."

 

Vous êtes heureux ?

 

"Je me sens bien comme ça. »

 

Vous avez entendu que Cristiano Ronaldo paie pour « louer la mère » de son fils.

 

« Je n’y crois pas. Je pense plutôt à une relation superficielle."

 

En dehors du football, quels sont vos centres d’intérêt ?

 

"Le monde de la mode m'a toujours fasciné. Ce n’est pas un hasard si Maurizio et Dario, deux de mes meilleurs amis, évoluent dans ce monde et y travaillent bien. Tôt ou tard nous ferons peut-être quelque chose ensemble. Mais, je suis encore jeune et le mieux où je puisse encore me trouver c’est le terrain."

  
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Commentaires (1)Add Comment
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Par zac, juillet 12, 2010
Quand Borriello dit qu'il est prêt ,c'est bien beau mais le malheur en est qu'il ne connait absolument rien du tout ;l'année passée toute compétition confondue il avait joué combien de matchs et aussi combien de buts marqués :très insuffisant;lui qui est attaquant et qui a un seul pied ,il n'a qu'à garder ses minables mots et aussi cesser de critiquer Lippi car c'est un grand entraineur et il a tout gagner.Un joueur qui ne peut même pas se faire distinguer dans son club comment il peut avoir ou vouloir une place en équipe nationale surtout quand il n'est pas technique?Le milan doit vendre Borriello et c'est le joueur à pousser vers la sortie pour faire venir Dzeko et d'autres.

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Mis à jour ( Dimanche, 11 Juillet 2010 16:28 )