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Salamon à coeur ouvert
Écrit par M'Hamed    Mardi, 05 Février 2013 22:03    PDF Imprimer Envoyer

Bartosz Salamon, le nouveau jeune talent du Milan s’est livré dans un long entretien au journal polonais Przegląd Sportowy. Salamon évoque notamment son passage au Milan et ses premiers pas en tant que rossonero.

 

 

Avez-vous pu dormir jeudi soir après votre transfert au Milan ?

"A 2 heures du matin, je me suis effondré d’épuisement. Ce fut une journée difficile, remplie d’imprévus et de surprises. J’ai reçu beaucoup d’appels téléphoniques, de messages de félicitations. Je ne m’attendais pas à un tel enthousiasme. Le lendemain, j’ai passé la visite médicale, et ce fut aussi un jour intense. Je me suis réveillé à 8h. Ensuite, je suis allé à Brescia pour chercher mes affaires. Samedi, je me suis aussi levé très tôt, à 10h j’ai assisté à ma première séance d’entraînement."

L’accueil de vos nouveaux coéquipiers ?

"Très bon et je ne m’y attendais pas. J’ai parlé avec Balotelli, nous avons des amis en commun. Mario m’a dit de soigner ma blessure à la cheville et de revenir le voir."

Qu’avez-vous pensé d’Allegri ?

"Il m’a dit qu’il m’attendait et qu’il comptait sur moi. La semaine prochaine, j’aurai un entraînement individuel, actuellement je soigne ma cheville. Dans dix jours, je devrais pouvoir m’entraîner normalement."

Comment a commencé votre transfert ?

"Jeudi matin, j’ai parlé à mon agent Mino Raiola. Il m’a dit que je resterais à Brescia. Je me suis dit que cela était positif car je peux y jouer régulièrement, m’améliorer et faire tout mon possible pour convaincre le Milan de me recruter en été."

Avez-vous pensé à d’autres clubs ?

"Avant mon transfert, les destinations probables étaient en Russie et en Angleterre. Mais je ne sais pas ce que j’aurais fait si mon transfert au Milan n’avait pas abouti. Je ne sais pas si je serais resté en Série B. Sincèrement, j’espérais partir. Jeudi après-midi j’ai fini de m’entraîner et soudain on m’a dit de m’habiller pour aller signer mon contrat à Milan."

Les premières impressions ?

"Je n’y croyais pas, mais je sentais que quelque chose se passait car on ne me demande pas d’aller au Milan pour rien lors des dernières heures du mercato. Je regardais mon téléphone sans cesse et on m’a demandé de préparer mes coordonnées et mes papiers d’identité et là j’ai compris."



Et après ?

"J’ai signé le contrat dans la salle des trophées du Milan. J’étais en train de regarder autour de moi. C’était incroyable. Galliani m’a dit : "Prends conscience de ce que tu fais et regarde tous ces trophées." Je lui ai dit en souriant : "Les plus importants seront ce que vous gagnerez avec moi"."

Le repas officiel ?

"J’ai eu une longue conversation avec Galliani. Il m’a dit qu’il avait commencé à m’observer depuis les premiers matchs de cette saison, lorsque j’ai commencé à jouer en défense. Il m’a dit qu’il avait reçu beaucoup d’appels de ses collaborateurs qui lui conseillaient de me recruter. Puis il m’a regardé davantage pour se convaincre. Heureusement, le transfert a abouti, mais le transfert pouvait très bien ne pas se réaliser si le Milan n’avait pas l’argent pour m’acheter. Lors du dernier jour du mercato, le Chievo a pris Paloschi et le Milan a donc pu me recruter."

Et après ?

"Au restaurant, j’ai été interviewé pour la première fois par la chaîne du Milan et j’ai fait une photo avec l’écharpe. Il y avait des dirigeants du club, mon agent et les avocats. Nous avons parlé du Calcio, du Milan, de mon avenir et de celui du club. Galliani a parlé de la Pologne, il a été à Varsovie et à Cracovie. Je lui ai conseillé d’y partir de nouveau, car l’Euro a changé beaucoup de choses. J’ai été accueilli chaleureusement, tout était parfaitement organisé. Je ne craignais pas les caméras et les médias, j’étais à mon aise."

Les tifosi du Milan ?

"Ils sont arrivés avant le dîner. Ils ont pris de photos avec moi et je leur ai parlé. Ce fut très agréable. Evidemment, ce n’était pas le même accueil que celui de Balotelli."

Le vendredi ?

"Dans la matinée, j’ai passé la visite médicale. Et lors de cette visite, j’ai aussi pris conscience de la grandeur de ce club. J’ai été examiné de la tête aux pieds. Ils font tout pour exclure le moindre problème. Les résultats étaient bons, je suis en bonne santé."

Les adieux à Brescia ?

"J’y suis allé vendredi soir. Je suis allé rendre visite à mes coéquipiers, ce sont une famille pour moi. J’y ai joué pendant cinq ans."

Corioni (ndlr : président de Brescia) ?

"Il est très proche de moi et il a toujours cru en moi. Depuis que je suis arrivée il m’a dit que je vais devenir un grand joueur, et il espérait que j’allais rejoindre un grand club. Je serai toujours reconnaissant envers Brescia. Ils ont investi sur moi et s’ils ne l’avaient pas fait, je ne sais pas où je serais actuellement. Ma carrière ne fait que commencer, je suis dans un grand club et je dois lutter pour y rester."


 

L’hypothèse d’un prêt ?

"L’entraîneur pense que pour le moment je peux être utile à l’équipe. Je vais en faire partie, je dois juste me battre et guérir."

Vous jouerez défenseur ?

"Ils me voient comme défenseur. Si nécessaire, je pourrais jouer comme milieu de terrain mais je me sens mieux en défense."

Allez-vous encore vivre à Brescia ?

"Il y a deux heures de route entre Milan et Brescia. C’est pour cela que j’ai dû déménager. J’ai préféré vivre à côté de Milanello. Je voulais vivre dans un endroit calme et à proximité du centre d’entraînement. Milan est une ville magnifique, mais son ambiance ne correspond pas à mon style de vie. Je me concentre sur l’entraînement, la nutrition et le repos. C’est le plus important. Parfois, je vais au cinéma avec ma copine, mais je n’apprécie pas beaucoup."

Le rôle de Raiola dans ce transfert ?

"J’ai décidé de travailler avec lui après le dernier mercato. Il me voulait depuis trois ans mais je refusais."

Pourquoi ?

"Je faisais confiance à mon ancien agent, mais je n’avais pas conscience de l’importance d’un agent. Je pensais seulement qu’il fallait bien jouer pour être convoité. Au cours des derniers mercati, je me suis rendu compte que ce n’était pas le cas. J’ai pris une décision après avoir consulté quelques collègues, Omar El Kaddouri par exemple. J’ai compris que je devais compter sur quelqu’un comme Mino pour atteindre ce que je mérite. Omar est à Naples et moi au Milan."

L’exclusion de la liste de la Ligue des champions ?

"Je m’y attendais. Même Cristian Zaccardo n’en fait pas partie. Le Milan a beaucoup de grands défenseurs."

La sélection nationale ?

"Je ne pense pas que mon transfert au Milan soit suffisant, je dois jouer et je veux commencer le plus tôt possible en Série A."

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Commentaires (1)Add Comment
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Par Habib, février 08, 2013
Bonne chance Salamon

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busy
Mis à jour ( Mardi, 05 Février 2013 22:54 )