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N°4
Mark Van Bommel
Surnom : "La faucheuse"

Depuis plus de quinze ans, Mark Van Bommel traîne sur toutes les pelouses d'Europe une classe très… «texane». D'après Dusty Hill, le fameux bassiste des ZZ Top, « au Texas, porter un flingue sur soi, c’est signe que la politesse existe encore ». Mêmes valeurs rustres chez Van Bommel, l’un des bad boys les plus cotés de la planète foot.
Né Mark Peter Gertruda Andreas van Bommel, Gertrude (ou plutôt Mark) est souvent défini sous l’expression « l’homme que l’on adore détester ». Au-delà de tout ce qu’on peut lui reprocher, Van Bommel est en effet un joueur extrêmement précieux dans le jeu et dans un groupe grâce à une mentalité qui se perd dans le football moderne. Lorsqu’il quitte le Bayern cet hiver, ses derniers mots ont été : « Je quitte le Bayern le cœur gros, mais la tête haute. J'ai passé quatre belles années marquées par la réussite à Munich et je voudrais remercier le club et ses supporters. Le Bayern occupera toujours une grande place dans mon cœur » auquel répondra Karl-Heinz Rummenigge, président du Bayern : « Mark a toujours été un modèle de professionnalisme, un joueur de succès et quelqu’un d’important pour le Bayern et il fut également un grand capitaine. » Sa dévotion pour les couleurs qu’il porte est totale : il pousse tellement cet acharnement au paroxysme qu’il se mettra plus d’un observateur du football à dos.
En effet, Van Bommel est un joueur très souvent décrié pour ses écarts de langage, de comportement, de virilité sur le terrain. Il avait donné une interview très controversée, il y a quelques années, en compagnie du fameux Tigre, S. Effenberg, sur le « ugly football ». C’est lui qui se définit le mieux : « Une équipe a besoin de quelqu’un pour faire le sale boulot, de quelqu’un d’un peu cinglé. Elle ne peut pas être composée de 11 danseuses. […] Il faut avoir cette volonté de victoire sans pitié aucune. C’est pourquoi je ne suis pas du genre à faire copain-copain à l’intérieur de l’équipe, et pas non plus du style à m’asseoir au café pour taper le carton. Seul importe le succès […] Si tu fais partie du club des petites natures, tu ne gagnes jamais rien ». Ainsi il est réputé pour sa propension à provoquer ses adversaires, l’arbitre et le public : en 2007 il adresse un doigt d’honneur aux supporters du Real au Bernabeù après avoir marqué en 1/8è de Champion’s League ; il refait le même geste à un arbitre en championnat en 2008 contre Hambourg.
Mais sous ce caractère d’équarrisseur se cache un joueur extrêmement précis dans ses passes, intelligent dans son placement, véritable plaque tournante de toutes les équipes avec lesquelles il a évolué, et un mec doté d’une frappe de balle surpuissante, qui faisait de lui le tireur attitré des coups de pieds arrêtés quand il jouait au PSV. Ces qualités indéniables, cette culture de la gagne, son expérience du haut de ses 33 ans aujourd’hui, lui ont permis de devenir le premier capitaine étranger du Bayern Munich, digne successeur des Beckenbauer, Müller, Breitner, Rummenigge, Effenberg ou Kahn pour ne citer que les plus illustres : un constat qui n’est pas anodin. Derrière ce masque de l’anti-star, d’un acteur méchant de série B, se cache un joueur au talent indéniable, dont l’intelligence et la hargne sont les premières qualités.
Tête carrée, les traits durs, patronyme germanique et marteleur, et origines de la terre, Mark et son sourire de tueur, avait des prédispositions pour jouer ce football, tout en rudesse : il est issu du Limbourg, région frustre du sud-est des Pays-Bas, à la frontière allemande. Ainsi, il a fait ses classes et donné ses premiers coups au club de Fortuna Sittard, puis notamment au PSV Eindhoven de 1999 à 2005. Aux Pays-Bas, on surnomme les joueurs du PSV les boeren. Un sobriquet méprisant : boer, en néerlandais, c’est le « fermier ». En gros : les paysans, les bourrins. Néanmoins, cela ne va pas l’empêcher de remporter de nombreux titres, même s’il sera éliminé de justesse en demi-finale par le Milan en 2005 de la Ligue des Champions. Un trophée qu’il remportera l’année suivante avec le FC Barcelone. Vous l’avez compris : partout où est passé MVB, il a glané des trophées. Seule la sélection nationale ne lui a pas offert de bonheur, dans la grande tradition de la loose néerlandaise : après des brouilles avec Van Basten sélectionneur, il revient en force en sélection pour la Coupe du Monde 2010, lors de laquelle les Pays-Bas vont en finale, perdue.
Il a signé pour six mois à Milan : un bail qui pourrait être prolongé d’une saison au moins en cas de bonnes prestations répétées dans la course au scudetto 2011. Et après des prestations convaincantes sous le maillot rossonero marquées par son premier scudetto, Van Bommel rempile pour une saison supplémentaire avec le Milan, où il pourra enfin disputer le Champions League.

Milan 2011-...
Serie A : 14 matchs / 0 but / 1 assist
Coppa Italia : 2 matchs / 0 but / 0 assist
Champions League : 0 match / 0 but / 0 assist
Total : 16 matchs / 0 but / 1 assist
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