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Attaquant anglais né en 1958 Comment est-il arrivé au Milan ?
Britannique, d’origine jamaïquaine, Luther Blisset formé à Watford y débute en 1976 dès l’age de 17 ans. Watford milite alors en 4ème division nationale (fourth division), il va vite en devenir le buteur titulaire, avec les rouges et jaunes, il gravie les échelons et marque chaque saison plus de 10 buts. L’été 82, le club situé à 30 km au nord de Londres obtient pour la première fois de son histoire une promotion en première division anglaise. Pour Luther, il s’agit également de ses débuts, ce sera la saison de tout les records, Watford obtient tout simplement une seconde place derrière Liverpool et devance Manchester United, Tottenham, Nottingham ! Luther inscrit 27 buts en 41 matchs et est sacré meilleur buteur ! Il fait également ses débuts avec les Lions Anglais en signant un triplé pour sa première cape ! (9-0 face au Luxembourg.), ce qui seront ses seules réalisations en 14 matchs. A 24 ans, Luther a explosé définitivement et étonne tout son monde. Son bilan au Milan ?
L’été 1983, Milan remonte des affres de la Serie B, il s’agit de faire un jolie mercato pour essayer de bien figurer en Serie A, le controversé Giusy Farina voit en Luther l’attaquant parfait pour remplacer un autre britannique (« lo squalo » écossais Joe Jordan). La légende dit que c’est un restaurateur anglais qui a conseillé Luther Blissett à Farina lors d’un séjour de ce dernier à Londres l’été 83, quoiqu’il en soit le président rossonero débourse un million de livres. Et voici le britannique à Milanello. Il débute lors de la première journée à Avellino où Milan encaissera un sévère 4-0, lors de la 2ème levée de la saison 1894-1985, Blissett score face à l’Hellas, on le retrouve buteur face à la Lazio fin octobre, mais là il commence à forger sa légende : un mangeur d’occasions comme on a rarement vu. Il sera un motif d’affrontement entre le coach rossonero Castagner et le président Farina. Capable de rentrer rapidement dans la surface mais avec une coordination de tir à faire peur, tirant dès que le ballon arrive ; légendaire un but loupé lors d’un derby alors que les cages sont vides. Au final, Luther jouera toutes les rencontres du Milan de la saison (39 matchs et il sera le seul !), titulaire la plupart du temps, il se réveillera en fin de saison avec 2 buts qui apporteront 2 victoires et permettront a uMilan d’aller chercher une 6ème place. 5 buts en Serie A et 1 en Coppa. Le bilan est assez décevant pour le renvoyer d’où il vient, il repart à Watford pour…1/2 million de livres.
Après Milan ?  De retour chez lui, Luther – à croire qu’il le fait exprès – inscrira 21 buts en première division anglaise, il va définitivement marquer le club de Watford, il en est encore aujourd’hui le joueur qui y a disputé le plus de matchs (415) et marqué le plus de buts (158). Il collectionnera encore quelques clubs anglais pour raccrocher les crampons à l’age de 36 ans en 1994. Il débutera ensuite une carrière d’entraîneur peu brillante, encore à Watford notamment où en 2001, il sera remplaça par…Gianluca Vialli. Sa carrière continuera dans les divisions inférieurs jusqu’à l’an dernier, lorsqu’il décide d’arrêter de coacher pour se consacrer à son projet de team automobile…pour les 24 heures du Mans. Mais ce nom va être mondialement connu, il sera adopté par une frange de la classe sociale italienne underground en 1995 (puis ensuite européenne et mondiale) pour rester anonyme (et prendre donc le nom de Lutther Blissett). Une nouvelle très connu paraîtra en 1999, écrite par Luther Blissett (toujours en temps que pseudonyme), il s’agit de « Q ». On en vient à créer le « Luther Blissett project », qui organise toutes sortes d’actions réactionnaires pour dénoncer la superficialité du système mass-mediatique, tout en restant corrects et sympathiques. Le vrai Luther Blissett avouera y avoir également participer ! Après tout, quoi de mieux comme pseudonyme que Luther Blissett pour rester anonyme !
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