| Les clés d'un mercato sous le signe de l'austérité | ||||
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A peine le rideau s'est-il refermé sur la longue saison 2011-2012 que l'habituel ballet des rumeurs de mercato a de nouveau fait son apparition. Sans même un temps mort. De quoi ajouter au piment de la fin de saison, éprouvante pour bon nombre de tifosi rossoneri. Et c'est sur le front des départs que les plus grosses rumeurs sont arrivées, et pour cause : après les départs des regrettés sénateurs, un possible départ des cadres a été évoqué ça et là, et non des moindres : Thiago Silva vers Barcelone, et Ibrahimovic vers le Paris Saint-Germain, ou encore le Real Madrid. Sans compter ensuite les bruits de couloir évoquant l'intéret de bon nombre de clubs du vieux continent pour le feu follet rossonero Kevin-Prince Boateng. Sur le plan des arrivées, les choses se sont révélées moins limpides depuis plusieurs semaines. Et ce sont essentiellement les journaux transalpins qui se sont taillés la part belle des rumeurs d'arrivées, la dirigeance rossonera tout comme Massimiliano Allegri s'étant retranchés dans une forme de mutisme dès lorsque il s'agissait d'avancer un ou deux noms possibles susceptibles de les intéresser. Alors que la nécessité d'un recrutement intelligent est plus que présente pour la saison prochaine... ACM-Z.fr vous propose donc un focus sur le mercato estival à venir, et sur les ingrédients nécessaires pour réaliser un mercato combinant impératifs économiques, et sportifs.
Ce défaut de technicité a rapidement été mis en exergue cette saison, et ce à de multiples reprises. Performant cette saison face aux moyennes et faibles écuries de Serie A, le Milan n'a pas su tirer son épingle du jeu face aux "cadors" du championnat. Et pour cause, aucun point n'a été glané lors des deux derbys della Madonina face à l'Inter, un comble, quand on sait que le derby aller a été disputé sous l'égide de Raineri pour l'Inter, et Stramaccioni lors du derby retour ! Et ce n'est pas face au Napoli que le Milan se rattrapa, avec un point pris en deux matchs, tout comme face à la Juventus et la Lazio. Le bilan est meilleur face à l'Udinese face à qui le Milan a glané quatre points en tout et pour tout. Seule la Roma n'a pas résisté au Milan, avec un bilan de 6/6. Un bilan très maigre donc pour un prétendant au titre. Mais comment pouvait-il en être autrement face à des équipes bien regroupées, disposant d'atouts offensifs non négligeables, et de défenses solides ? Hormis le match retour face à la Juventus, qui s'est révélé ouvert, et qui aurait pu se clôturer en faveur du Milan, les rossoneri ont composé sans la touche technique qui leur aurait été salvatrice face à une organisation tactique rigoureuse. User du physique ne suffit pas, et la nécessité de disposer d'un joueur au registre technique est impératif lors des matchs au sommet. Ce n'est pas Ibrahimovic qui nous dira le contraire, esseulé sur le front de l'attaque rossonera face au Napoli, la Lazio, l'Inter ou encore Barcelone, la présence de Kevin-Prince Boateng au poste de numéro dix n'étant qu'un trompe l'oeil, le ghanéen disposant d'une palette technique encore insuffisante pour un club comme le Milan. Un replacement plus bas dans le schéma tactique serait donc plus approprié, comme l'a suggéré en fin de saison Massimiliano Allegri. De fait, quelques changements notables apparaissent comme nécessaires en vue de préserver la compétitivité du Milan pour la saison prochaine, tant dans le championnat domestique, qu'en Coupe d'Europe, et essentiellement dans l'entrejeu.
Renouer avec la tradition des techniciens rossoneri apparait donc comme une évidence. Savicevic, Rui Costa, Kakà, Pirlo, Seedorf... les périodes dorées du Milan coincidaient avec la présence de milieux de terrain hors-pair, capables de prendre le jeu à leur compte, de le fluidifier et d'offrir des caviars sur un plateau doré aux avant-centres tels que Van Basten, ou encore récemment Shevchenko. Des joueurs qui savaient faire la différence aux moments clés grace à un niveau technique au dessus de la moyenne. Certes, Ibrahimovic jouit à l'heure actuelle de statistiques flatteuses, mais qu'en serait-il avec la présence d'un vrai dépositaire du jeu rossonero ? L'attaquant suédois peut se targuer d'avoir inscrit 28 buts cette saison, mais le tiers provient uniquement des pénaltys. Et le restant des buts a été inscrit face à des adversaires au calibre moyen. Ce qui n'enlève pas au talent de l'avant-centre rossonero, qui a porté à lui seul le Milan cette saison sur le plan offensif en raison de l'absence de Pato et Cassano ou encore de l'inefficacité de Robinho. Ce qui a contraint le numéro onze lombard à souvent décrocher et à redescendre chercher les ballons en raison de l'absence d'un numéro dix de qualité. Mais le role premier d'Ibra est bien de marquer, non d'organiser le jeu rossonero. Et cela s'est fait ressentir notamment en Champions League face à une formation du calibre de Barcelone. User du physique, oui, mais cela ne fait pas tout, face à un adversaire rigoureux défensivement. Ce dont a parfaitement su également profiter l'Inter lors des deux confrontations aller et retour. Et quid du couloir gauche ? En proie à une instabilité chronique, le flanc gauche s'est souvent révélé etre l'autre point faible du onze rossonero cette saison. Ce qui a pour conséquence de faire pencher le jeu milanais sur le flanc droit. Ni d'Antonini, Mesbah, Zambrotta, ou encore Taiwo n'a su conquérir de manière stable le couloir gauche. Une voie en or pour un certain Didac ? Le Milan, déficitaire de plusieurs millions d'euros ne peut donc s'engager sur la voie d'un mercato d'été fastueux, l'essentiel des recettes et des fonds propres étant destinés à effacer le passif des comptes du club racheté par Berlusconi il y'a maintenant plus de vingt-cinq ans. Une situation que la dirigeance milanaise a toutefois su tourner à son profit, invoquant la mise en place du Fairplay financier voulu par Michel Platini pour limiter les dépenses en transfert. Un comble, quand on sait que Berlusconi et Galliani ont été les pourfendeurs des transferts onéreux et spectaculaires à leur arrivée dans le club lombard. Les tifosi doivent donc se préparer à manger leur pain noir en attendant l'éventuelle entrée dans le capital du club d'un investisseur de renom. Une perspective qui n'a visiblement pas enchanté Ibrahimovic, qui ne s'est pas fait prier pour rappeler qu'une formation telle que le Milan doit pouvoir se renforcer de cinq noms de qualités pour compenser les départs en retraite des sénateurs milanais. Des paroles qui ont fait grincer les dents, mais qui sont terriblement vraies, et en phase avec la pensée qui se dégage actuellement des supporters milanais. En effet, pas sur qu'un Bakaye Traoré, si professionnel et sérieux qu'il soit, arrive à faire oublier du jour au lendemain le départ d'un Gattuso ou encore d'un Van Bommel. Au courant des finances milanaises, bon nombre de formations du vieux continent sont passées à l'assaut depuis plusieurs semaines à présent. En ligne de mire des recruteurs de Manchester City, Barcelone et le Paris Saint-Germain, Thiago Silva voit les opportunités de départ se présenter à lui sans même les avoir réclamé. La somme de 40M€ est régulièrement évoquée par les journaux italiens, mais le Milan n'est à l'heure actuelle pas prêt de céder. Idem concernant Ibrahimovic, cible du Paris-Saint Germain, qui serait prêt à aligner 40M€ pour s'adjuger des services du capocanonniere de la saison qui vient de s'achever. Mais la force d'un club de renom, au delà de la capacité à savoir attirer les grands noms, est également de savoir les retenir en cas d'offre financièrement alléchante. Sur ce plan là, il semblerait que la dirigeance rossonera soit intransigeante, et c'est tant mieux. La crise "financière" actuellement subie par le Milan, et qui de fait se répercute sur le mercato n'est qu'un simple retour des choses, après avoir longtemps snobé la formation au profit du recrutement "brut". Ce manque de moyens a donc contraint la dirigeance rossonera à réinventer une politique ambitieuse en direction de la primavera, qui pourrait porter ses fruits dans les années à venir. Un célèbre adage résumerait à lui seul les bienfaits de la formation : on n'est jamais mieux servi que par soi-meme.
Toutefois, mercato low-cost ne rime pas forcément avec mauvais mercato. Dépenser de folles sommes dans le recrutement n'est pas un gage de qualité ni l'assurance de conquérir une flopée de trophées, loin s'en faut. Mercato low-cost doit, et peut rimer avec intelligence. Encore faut-il se pencher sur des joueurs de talent et accessibles financièrement. Chose qui n'est pas arrivée depuis un certain temps au Milan, hormis le coup de poker gagnant nommé Nocerino. De fait, quelques noms peuvent etre évoqués pour pallier aux carences du onze rossonero avancées ci-haut. Il convient donc dans un premier temps d'effectuer un panorama des départs possibles lors du mercato estival. Des départs qui pourraient essentiellement se concentrer sur le secteur offensif. En défense, le cas Thiago Silva semble éludé malgré l'insistance des gazettes sportives européennes : le brésilien veut rester, et ne partira qu'à moins d'une offre conséquente acceptée par la dirigeance rossonera, qui de facto pousserait le défenseur brésilien vers un départ. Par ailleurs, jugé intransférable à l'heure actuelle, Kevin-Prince Boateng suscite l’intérêt de plusieurs écuries européennes, dont Manchester United, ou encore le Real Madrid. Une mise à prix de 18M€ a été évoquée. Un départ du ghanéen est donc envisageable, mais semble peu réaliste à l'heure actuelle eu égard la cote d'amour de Prince vis à vis d'Allegri. L'apport du milieu rossonero est certain, mais cela ne fait pas encore de lui un joueur indispensable au onze de Max Allegri. Moyennement à l'aise au poste de numéro dix ou il réalise quelques bonnes performances, malheureusement trop rares, il n'excelle pas non plus à la récupération malgré un physique imposant et une volonté sans faille.
Sur le plan des départs, une autre possibilité semble se détacher semaine après semaine, celle concernant Robinho. Auteur d'une saison décevante, après pourtant une première saison encourageante, l'attaquant brésilien a surtout exaspéré lors du dernier exercice. Et ses émoluments, à hauteur de 4M€, pèsent sur les finances milanaises. Jouissant encore d'une bonne cote auprès de son club formateur, ou encore du club de Malaga, un départ serait envisageable, et souhaitable, le brésilien ayant clairement montré ses limites cette saison. Arrivé contre un chèque de 18M€ en 2010 en provenance de Manchester City, un départ contre une somme de 10M€ semble réaliste. Enfin, Zlatan Ibrahimovic, annoncé sur le départ, ne devrait sauf revirement de dernière minute quitter le navire rossonero. Fort d'une saison fructueuse sur le plan comptable, le buteur suédois a vu sa cote remonter, et une somme de 35 à 40M€ est évoquée pour un possible départ. Une somme conséquente, qui pourrait servir à renforcer de manière substantielle la formation d'Allegri. Mais les frissons nous gagnent quant à évoquer le nom de son remplaçant. Lâcher Ibra contre un gros chèque ne sera pas sans conséquence, le Milan se privant là de l'assurance de 20 buts marqués au minimum au cours d'une saison. Dangereux quand on mesure l'étendue du poids d'Ibrahimovic sur le front de l'attaque milanaise. Accusé de vampiriser le jeu, un départ pourrait aussi rebattre les cartes sur le plan offensif et libérer ses compagnons d'attaque tels Pato ou El Shaarawy et rééquilibrer le jeu rossonero. Mais au regard des choix de Galliani et de son équipe de recruteurs, pas sur qu'un départ d'Ibra soit réellement compensé sur le plan qualitatif.
Les départs envisagés, il convient à présent de se pencher sur les arrivées qui pourraient être utiles au Milan version 2012/2013. Sur le plan défensif, tout d'abord. Les pistes menant à Acerbi ou encore Ogbonna, confirmées par les principaux intéressés, vont rythmer le mercato estival à venir. Le premier cité, auteur d'une belle première saison au Chievo Vérone après avoir fourbi ses armes à la Reggina à l'étage inférieure la saison précédente, intéresse fortement le Milan, et le joueur s'est déclaré enthousiaste à l'idée de rejoindre le club rossonero. Mise à prix : 10M€. Une somme coquette, qui pourrait néanmoins être revue à la baisse avec la mise en balance d'un primaverino en éclosion sous forme de pret par exemple. Autre joueur envisagé pour compenser le départ de Nesta, le défenseur du Torino, Angelo Ogbonna. Convoqué par Prandelli pour disputer l'Euro 2012 sous le maillot azzurro, il fait l'unanimité auprès de tous et est voué à un avenir radieux. Solide défenseur central, et auteur de 35 matchs sous le maillot du Toro, promu cette saison, sa clause de départ est évaluée à 15M€. Le club de Turin possède néanmoins plusieurs joueurs actuellement sous contrat au Milan, parmi lesquels Oduamadi, Darmian, Verdi ou encore Coppola. Un contingent rossonero conséquent qui aidera à faire baisser la note du néo-azzurro. Autre joueur susceptible de renforcer la défense rossonera, Didac Vilà. Auteur d'une saison convaincante à l'Espanyol Barcelone, ou il fut le joueur le plus utilisé par Pochettino, un retour du latéral espagnol est plus que souhaitable au regard de l'instabilité chronique du couloir gauche. Déjà la propriété du Milan, l'expérience d'une saison complète en Serie A est à tenter. Et cela tombe bien, le joueur veut revenir du coté de Milanello. Restons du coté de la Liga pour évoquer un autre nom, celui de Nuri Sahin. Actuellement en délicatesse au Real Madrid, peu utilisé par Mourinho, l'ancien maitre à jouer du Borussia Dortmund a le profil du milieu organisateur doté d'une patte et d'une touche technique particulière. Un pret a été évoqué, qui tendrait à se confirmer au vu des besoins du Milan à ce registre.
Enfin, dernier nom, toujours en Liga (!), et actuellement confiné à l'anonymat, mais qui gagnerait à rejoindre le club rossonero : le bien nommé Giuseppe Rossi. Tifoso rossonero depuis sa tendre enfance, le natif du New Jersey est actuellement en convalescence après avoir subi une opération des ligaments du genou droit en avril dernier. Son retour à la compétition est prévu pour février 2013, autant dire une éternité. Mais quel intérêt donc de faire signer un joueur blessé, et de surcroit fragile, quand on sait que Pato n'est également pas réputé pour sa solidité physique ? Évalué à 40M€ l'été dernier par la dirigeance de Villarreal, courtisé par le FC Barcelone, Rossi a des atouts à faire valoir. Avant-centre élégant balle au pied, il a inscrit pas moins de 32 buts en 50 matchs lors de la saison 2010/2011. Mais cinq unités seulement en 13 matchs, jusqu'à fin octobre. Villarreal ayant été relegué en D2, le besoin de liquidités se fait ressentir, et la cote du joueur a drastiquement baissé depuis une saison. Un départ pour 10 à 15M€ est donc envisageable, tout comme un prêt avec option d'achat, transfert qui pourrait etre remboursé avec un départ de Robinho notamment. Plébiscité autrefois, Rossi n'en demeure pas moins un attaquant de talent, qui avec un nouvel environnement et un encadrement de la dimension du Milan pourrait à nouveau briller en Serie A, qu'il a connu sous le maillot de Parme à ses débuts. Au final on a donc ici l'exemple d'un mercato réussi - sur le papier - et ne nécessitant pas des moyens colossaux ou encore l'arrivée de capitaux étrangers. Des recrues essentiellement financées par le départ de certains joueurs au rendement somme toute fort moyen, et au salaire quelque peu prohibitif. Gageons que Galliani et ses fidèles associés sauront dénicher quelques perles et user de leurs talents négociateurs, qui ont bon nombre de fois fait mouche...
Commentaires (9)
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Par Lelyon, juin 09, 2012
Je suis sérieux,Boateng fait parti de nos meilleurs joueurs quand il n'est pas blessé,si toi tu n'arrives pas à le voir c'est que t'as de la merde dans les yeux.
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Par milanistiii, juin 08, 2012
flamini a intèret à revoir son salaire bcp a la baisse sinon y peu aller refaire du vélo du coté de marseille
200 millions des emir serviront a faire venir christiano ronaldo au milan
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Par tomtom, juin 08, 2012
Boateng ? Meilleur joueur ? J'ai du mal a comprendre...Ah ça y est c'est de l'humour j'ai compris, elle était bonne
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Par blop le blork, juin 08, 2012
D'accord avec Lorenzo. Sans cash, on ne redeviendra pas compétitif.
Alors je doute que les saoudiens lâchent 700M (surtout 500M en une année) mais enfin, se serait un apport financier inmportant. Apres, vendons Binho, Boa, Urby, laissons partir Flamini, inutile de dépenser sottement. Et je dirais même laissons partir Ibra (qui n'est plus tout jeune), pendant qu'il en est encore temps. On aura les moyens de recruter tranquillement..
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Par Lorenzo1899, juin 08, 2012
tres bel article mais le mercato va peut etre etre boulversé a cause de l'argent.
Un emir arabe est pret a offrir un cheque de 200 millions d'euros pour racheter Milan a 35% et avoir un mercato a 500 millions d'euros en cas d'arrivée,bien sur ca nous fait tous baver et on espere tous que vcela va se produire car il faut etre honnête,il n'y aura que ca a partir de maintenant pour redevenir la meilleur équipe d'europe ... http://www.footmercato.net/serie-a/transferts/un-emir-pret-a-offrir-une-fortune-au-milan-ac_86196 Ecrivez un commentaire
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| Mis à jour ( Lundi, 07 Janvier 2013 20:40 ) | |






Intelligence de jeu. Une caractéristique qui a hélas fait défaut cette saison du coté du Milan, qui a montré bien d'inhabituelles carences. Fort de sa première saison réussie du coté de la capitale lombarde, Massimiliano Allegri a essentiellement misé sur des joueurs physiques, au détriment de joueurs principalement techniques. Le départ de Pirlo à la Juventus en est l'image parfaite. Au delà d'une fin de cycle annoncé pour l'ex numéro 21 rossonero, Allegri a choisi de ne pas inclure le bianconero dans son schéma tactique au profit de joueurs plus reputés pour leur physique que pour leur technique. Message reçu par Pirlo, qui ne s'est pas fait prier pour accepter l'offre de la Juventus, qui a choisi d'en faire sa pierre angulaire. Dépositaire du jeu de la Vieille Dame, Pirlo a excellé et s'est retrouvé une seconde jeunesse. Au détriment du Milan, qui a failli dans l'entrejeu la saison qui vient de s'achever. L'arrivée en pret d'Alberto Aquilani n'a pas suffi à apporter la touche technique nécessaire au milieu rossonero, le natif de Rome ayant alterné entre performances moyennes et blessures. De quoi notamment laisser le champ large à un certain Sulley Muntari, persona non grata à l'Inter, mais qui a su retrouver son jeu sous les ordres de Massimiliano Allegri, ou encore à Urby Emanuelson, balloté au milieu de terrain, pour un résultat mitigé.
Du coté de Via Turati, on a tenu à rappeller que la crise ne touchait pas seulement la société transalpine, mais aussi le football. Tout comme les cures 
Et au regard des finances milanaises, une plus value de près de 11M€ n'est pas négligeable; le joueur, arrivé du Genoa à l'été 2010 n'a été transféré que contre un chèque de 7M€. Autre départ envisageable, mais quasiment scellé, celui de Mathieu Flamini : arrivé à titre gratuit en juin 2008, le milieu français n'a pas su s'imposer après quatre saisons sous le maillot rossonero. Encore trop imprégné du "fighting spirit" à l'anglaise, Flamini n'a pas su réellement s'imprégner de la rigueur imposée par le football italien. Et a près de 4.5M€ de rémunération annuelle nette, un départ serait une bouffée d'air frais sur le plan financier. Une économie substantielle qui pourrait notamment être réinvestie dans le rachat définitif du contrat d'Alberto Aquilani, toujours contractuellement lié avec Liverpool.

