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Zlatan Ibrahimovic a été un des noms revenant très souvent lors du mercato estival du côté de Milanello. Beaucoup de supporters gambergent encore sur les bienfaits d’un tel transfert, nous allons les convaincre de retourner sur les plages pour finir leurs vacances l’esprit libre…
Chaque été, les journaux transalpins s’en donnent à cœur joie au niveau des rumeurs de transfert. Surement à l’excès. Le barcelonais fit partie de la valse avec la possibilité d’un atterrissage, selon eux, à Milan, mais cette fois-ci côté rossonero. Pourtant, rien n’a prouvé que Milan tenait réellement à enrôler le numéro 9 du FC Barcelone. Surement pas Galliani, très souvent avare de déclarations sur le mercato. La seule donnée sur laquelle se basait les journaux était l’attirance de Berlusconi pour le suédois, connue de tous. Un peu léger pour parler vraiment de négociations. Et même si ces dernières ont vraiment eu lieu, on se demande bien pourquoi. Milan n’a pas les moyens d’assurer le salaire de l’ancien cousin (750 000 euros par mois). Donc si Galliani pensait qu’il pourrait avoir l’un des deux attaquants phares du Barça sous forme de prêt, et qu’en plus, le club catalan allait payer une grosse partie du salaire, il pouvait aller se mettre le doigt dans l’œil, ou dans autre chose d’ailleurs.
De plus, si jamais cette hypothétique tractation avait connu un aboutissement positif, l’image du Milan aurait été sacrément salie. Il s’agit d’un des joueurs les plus détestables de la planète football à l’heure actuelle, l’extrême opposé des joueurs d’il y a dix ans qu’on idolâtrait par leur talent et leur classe (dans leur jeu et leur comportement) : Bergkamp, Montella, Massaro… Ibrahimovic, pour mémoire, est passé à la Juventus et à l’Inter, laissant dans ces deux clubs des mauvais souvenirs : chacune des deux tifosiere le haïssent aujourd’hui car il est parti lâchement. Un joueur jamais avare de petites déclarations blessantes ou de coups bas qui n’a aucun attachement au maillot qu’il porte sur ses épaules. La preuve : suite au Calciopoli et à la rétrogradation de la Juve en Serie B, il engage un bras de fer avec son club pour s’en aller… à l’Inter, le club ennemi du turinois par excellence. Ce genre de joueurs est typique pour salir la réputation de club comme le Milan façon Berlusconi.
Enfin, même si le talent du joueur n’est pas à remettre en question, il sort tout de même d’une saison en demi-teinte. Et quand on sait qu’un Ronaldinho a mis une année entière pour retrouver un haut niveau, le doute est légitime. Zlatan a d’ailleurs toujours eu besoin d’au moins une saison d’adaptation dans chaque club où il est passé. Si on regarde d’un point de vue tactique, le seul secteur où Allegri peut dire aujourd’hui qu’il est complet, c’est bien l’attaque. La ligne offensive fut d’ailleurs une des grosses satisfactions de la saison dernière, d’autant plus qu’on est en droit d’attendre cette année un Pato sur la durée. En dernier lieu, si on analyse de plus près les équipes d’Allegri, et notamment Cagliari, on s’aperçoit qu’il n’aime pas que sa formation joue tout pour un seul joueur. Et Ibrahimovic ne réussit que dans ce genre de système (Inter avec Mancini notamment), ce qui l’a contrait à une adaptation difficile cette saison à Barcelone. Allegri n’a donc pas besoin d’un joueur égoïste dans son schéma de jeu, mais plus d’un joueur qui donne pour l’équipe, comme Borriello ; une philosophie qui, d’ailleurs, correspond tellement mieux à Milan et son esprit collectif.
Et on ne peut pas raisonnablement ôter Zlatan à sa douce idylle qu'il vit avec Piquè... |