| La genèse de l'effectif actuel | ||||
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Partons du principe que les onze noms ci-dessous seront sur la longueur de la saison, les éléments les plus utilisés du onze-type d’Allegri, il est toujours intéressant de savoir à quel prix le club a du aller les chercher, plus encore lorsque ces joueurs viennent de différentes générations ce qui est le cas de ce Milan. Intéressant aussi de savoir à quelles fins ils ont été recrutés, la logique de ces recrutements, et d’analyser et comparer ensuite. Le Onze La valeur sure
Alessandro Nesta : recruté pour 30.5M€, de la Lazio en 2002. Sa carrière laziale n’a aucune tache. Il pouvait envisager de signer à la Roma, mais son père laziale l’envoi à la Lazio à l’âge de 9 ans, et dès lors ce sera un amour infini et immortel entre les deux parties. Dino Zoff le fait débuter en Serie A à 17 ans, mais ce qui retiendra l’attention à ses tout débuts est plutôt un fait divers. Le jeune défenseur va en effet casser la jambe de Paul Gascoigne à l’entrainement, au cours d’un tacle anodin de l’attaquant anglais sur un Nesta qui frappa malencontreusement sa jambe. Dans l’équipe de Cragnotti remplie de stars sur le terrain tout comme sur le banc avec la présence de Sven-Göran Eriksson, Sandro est une pièce maitresse, plus encore, le natif romain est le symbole de l’équipe qui tend à conquérir le monde du football dans la fin des années 90, à tel point qu’il deviendra dans les yeux de tous un capitaine logique à seulement 22 ans, d’une équipe qui aurait pu être affubler du titre de galactique. Il brandira le premier la Supercoupe d’Europe, après la victoire contre Manchester United, et il remporta un an avant, la Coupe des Vainqueurs de Coupes, avant de gagner le scudetto en 2000, année au cours de laquelle la Lazio ira jusqu’aux quarts de finale de la Ligue des Champions, éliminé par le futur finaliste, Valence. Mais l’empire Cragnotti s’effrite, et la Lazio stellaire en pâtie, dans une situation financière désastreuse, la Lazio est contrainte de vendre ses meilleurs éléments, Nesta est évidemment en tête de liste, et c’est ainsi qu’il rejoindra le Milan en 2002. Il est l’élément tant attendu par le Milan depuis le départ de Baresi, la tour de contrôle de la défense, en compagnie de l’inusable Paolo Maldini reconverti dans l’axe.
Les paris
Clarence Seedorf : recruté en échange de Francesco Coco, de l’Inter en 2002. Avec Pirlo, il est le grand regret de l’Inter, ceux qui ont grandement participé à la victoire de nombreux trophées prestigieux pour le cousin. Il débute très jeune à l’Ajax Amsterdam, dans l’élite de la formation mondiale, qui sera illustrée par la Ligue des Champions 94/95. Seedorf sera de tous les matchs, et des trois victoires contre le tenant du titre milanais. De cette génération en or, Seedorf par ses caractéristiques est l’un des éléments les plus visibles, et il n’attendra pas une année de plus avant de partir découvrir la Serie A avec la Sampdoria. Une Samp qui n’était plus ce qu’elle était quelques années plus tôt, mais qui avait encore nombre de joueurs de qualités. Sauf que Walter Zenga ne peut plus faire de miracles. Pour Clarence, ça ne sera qu’un passage d’un an avant de répondre favorablement aux appels du Real Madrid. Sa période madrilène va lui assurer une notoriété grandissante dans le milieu du football. Elément incontournable de Capello, il remporte un titre, puis une Ligue des Champions l’année suivante, avec cette fois, Jupp Heynckes sur le banc. Il fera le voyage en Angleterre avec la sélection néerlandaise, et ratera son penalty contre la France qui éliminera les Pays-Bas, si les supporters ont eu beaucoup de mal à le pardonner des années durant, ça ne dégradera pas sa réputation auprès d’Hiddink qui le place régulièrement dans son onze titulaire, y compris dans la Coupe du Monde 1998, où c’est de nouveau aux tirs au but que les Pays-Bas doivent dire adieu à la victoire. Lorsque le même Hiddink quitte la sélection pour prendre en main le Real Madrid, Seedorf peut envisager un très long mandat à la maison blanche, sauf que ca précipitera en quelque sorte sa fin. Hiddink ne parvient pas à obtenir les résultats escomptés, et le club fait appel à John Toshack pour le remplacer à l’hiver ‘99, puis à un membre de son staff, un certain Vicente Del Bosque, lorsque le gallois déçoit à son tour. Par ce jeu de chaise musicale, le vestiaire se délite et la dette devient imposante. À un point tel que Seedorf est poussé vers la sortie, et l’Inter. Pour son retour en Serie A, il connaitra une ambiance similaire dans une Inter rongée par l’instabilité. Lui encore arrive dans une période plus tranquille, mais son bienfaiteur Marcello Lippi, agacé, renonce au banc en accord avec Moratti. Marco Tardelli, puis Hector Cuper, voila que Seedorf connaitra trois mister en un an et demi de pension à l’Appiano Gentile. Sans se montrer convaincant dans le marasme tactique et le nombre affolant de concurrents au poste, Seedorf végète durant la plupart de ces trois années, pire encore, les tifosi lui reprochent son manque de consistance, Tardelli puis Cuper ne lui font rapidement plus confiance. Néanmoins Clarence sera utile lorsque l’Inter joue le titre. Son doublé contre la Juve, dont un magnifique tir qui offre l’égalisation dans les arrêts de jeu, permet encore à l’Inter de s’accrocher à la première place, mais une défaite dans l’ultime journée contre la Lazio provoquera la chute, pour deux petits points. Dès lors, Seedorf fait parti des éléments à faire partir, son départ sera suivi par celui de Ronaldo au Real Madrid. Sauf que contrairement à Ronaldo, l’Inter ne récupère pas d’argent dans le transfert de Seedorf, Cuper veut récupérer un latéral gauche et Galliani arrive à négocier l’arrivée du néerlandais contre Francesco Coco, alors que dans un premier temps, il aurait proposé Rui Costa aux nerazzurri. Coco jouit alors d’une réputation convaincante, il sort d’un prêt positif au FC Barcelone et fait parti du groupe italien qui disputera le Mondial 2002. Mais le résultat du transfert sera sans appel. Coco, plongé dans les blessures, ne jouera que 20 matchs pour l’Inter, pour Seedorf, on connait l’histoire. Seedorf devait occuper les manques accumulés par le départ à la retraite de Zvonimir Boban.
Zlatan Ibrahimovic : recruté pour 24M€, de Barcelone en 2010. Le suédois a une histoire étonnante avec la Serie A. Recruté par l’Ajax alors que sa réputation ne dépassait pas les limites de la Scandinavie, il participe au petit renouveau de l’équipe d’Amsterdam, qui va reconquérir un titre laissé depuis quatre ans aux mains du PSV et du Feyenoord. Pareil sur la scène européenne, le suédois sera titulaire des deux rencontres des quarts de finale contre Milan, en 2003, où le Milan a pu éviter l’élimination grâce à un but opportuniste dans les arrêts de jeu, de l’ennemi juré de l’Ajax, Jon Dahl Tomasson. Après avoir fait le tour de l’Eredivisie, c’est la Juventus qui parvient à l’engager, Zlatan réussit son intégration, empoche deux scudetti mais suite au Calciopoli, il fait très rapidement savoir qu’il ne jouera pas en Serie B et fait le forcing pour quitter le club, et comme la majeur partie de ses compères, il quittera la Juve dans la foulée du mercato d’été 2006, pour rejoindre l’Inter. Avec l’Inter, Ibrahimovic devient une valeur sure, écrase sur une longue période la Serie A, tout en échouant à se montrer à la hauteur de la Ligue des Champions. Pour se faire et pour gagner le Ballon d’Or, il va rejoindre le FC Barcelone, mais à trop vouloir forcer les choses, on gâche tout. Son aventure barcelonaise est un échec, le joueur se dit malheureux, s’en prend volontiers à son entraineur et vice-versa. Devenu persona non grata du coté de la Catalogne, on se pose des questions sur lui. Est-il encore un joueur valable, est-il ingérable ? Est-ce que le fait qu’il n’ait jamais réussi en Europe est le signe d’un manque de niveau… Des questions que seules Manchester City, le Real Madrid et l’AC Milan semblent répondre par la négative. Tout en négociant à la perfection et en profitant du refus d’Ibrahimovic de rejoindre Manchester et le refus de Barcelone de vendre un joueur à son rival numéro un, le Milan récupère pour 24M€ un attaquant qui a été évalué à 66M€ l’année précédente. Le recrutement d’Ibrahimovic est pour la dirigeance, l’occasion de prouver à ses tifosi maladifs qu’ils entretiennent toujours de l’ambition pour un club qui veut tout gagner. En remplaçant Borriello par Zlatan, cette équipe doit être capable de gagner le scudetto.
Ces espoirs
Christian Abbiati : recruté pour 750k€, de Monza en 1998. Abbiati est un total inconnu lorsqu’il débarque à Milanello, âgé de 21 ans. Mais si son nom ne disait rien au grand public, la cellule de recrutement pouvait aisément le suivre grâce à la collaboration étroite entre Monza et Milan, et les négociations n’en seront que plus facilitées. 750k€ et le prêt de Gabriele Aldegani à Monza. Ce dernier était un temps prévu pour remplacer à l’avenir Sebastiano Rossi, mais c’est Abbiati qui conclura dans la peau du successeur de Seba, et va pouvoir apprendre au plus près du maitre, en profitant du départ de Massimo Taibi à Vicenza, puis de Jens Lehmann, le fauteuil de numéro deux lui est réservé, avant qu’arrive ce fameux match contre Perugia…
Massimo Ambrosini : de Cesena en 1995. Le capitano n’a alors que 18 ans, et une seule saison professionnelle dans les jambes, en Serie B avec le Cesena. Suffisant pour qu’on voie en lui un jeunot capable de muer et mettre sous pression Desailly et Albertini. Vieira recruté la même année, sera derrière Ambrosini dans la hiérarchie de Capello, cette même hiérarchie qui sera chamboulé d’une année sur l’autre, par les arrivées massives de jeunes joueurs talentueux à son poste, à l’instar de Davids. Un court exil à Vicenza, puis le nouvel entraineur du Milan, Alberto Zaccheroni lui fait entièrement confiance et tout au long de la campagne du scudetto 99, il s’assurera une reconnaissance, bien qu’il doive continuer à se battre, contre ses coéquipiers-adversaires, et contre son corps qui lui inflige un nombre conséquent de blessures.
Gennaro Gattuso : recruté pour 9M€, de Salernitana en 1999. De la même génération qu’Ambrosini, Gattuso connait une carrière plus ample avant de devenir un élément incontournable du club. Il fait ses classes à Perugia, remporte le championnat Primavera duquel il est consacré meilleur joueur. Il débute en Serie A, à peine majeur, participe au championnat d’Europe des moins de 18 ans, et choisi de partir au Glasgow Rangers l’année suivante en plein début d’Arrêt Bosman. Rapidement apprécié par les fans, il y rencontra même sa femme mais mettra fin à son aventure écossaise lorsque Dick Advocaat veut le faire descendre d’un cran. Son retour au pays, à la Salernitana, sera si convaincant que les gros le veulent après seulement 7 mois passés en Campanie. Il refusera la Roma pour s’envoler en Lombardie, et gagnera rapidement sa place dans le milieu à 4 de Zaccheroni.
Alexandre Pato : recruté pour 22M€, de l’Internacional en 2007. Il a battu nombre de record de précocité en Brésil et aura même l’occasion de gagner la Coupe du Monde des Clubs, titulaire d’entrée, il disputera 61 des 93 minutes dont Abel Braga se souviendra toute sa vie. Son entraîneur va même le lister parmi les joueurs qui seront durs à retenir, et l’avenir proche lui donnera raison. Il pouvait signer au Real, à Chelsea ou à l’Inter, mais c’est Milan, fort d’une nouvelle Ligue des Champions, qui accueille Il Papero, contre un investissement conséquent pour un joueur de 17 ans qui évoluait dans un autre continent. Il est recruté avec l’intime conviction qu’il sera le nouveau grand du football et qu’il pourra dans un futur proche obtenir le même rendement que Shevchenko, parti à Chelsea depuis un an et Inzaghi, qui ne pourra plus jouer régulièrement titulaire dans les saisons à venir. Il faudra attendre six mois pour que Pato joue, du fait de son âge et de son statut de transfert international, il va passer l’automne à lorgner sa majorité, puis sera mis sur un piédestal par Ancelotti et tout ses coéquipiers pour ses six premiers mois en Serie A, avant de subir un peu plus la concurrence d’Inzaghi, et sur le papier du revenant Shevchenko, la saison suivante. Mais il va rapidement devenir un titulaire à part entière, et marquera des buts importants comme son doublé contre la Roma. Il lui manque toutefois de la constance, qu’il est sur le point de perfectionner aujourd’hui. L’arrivée de Leonardo signifiera pour Pato, un passage sur l’aile droite, et les difficultés d’adaptation qui vont avec, mais il a su inscrire 12 buts en 23 matchs. Nul doute que le brésilien est un crack, et que la fameuse somme qui pouvait être jugée très dangereuse il y a quatre ans, est aujourd’hui rentabilisée.
Kevin-Prince Boateng : recruté pour 10.5M€, du Genoa en 2010. Boateng a beaucoup cavalé avant de reprendre ses valises à Malpensa avec l’intention de s’installer. Elément très prometteur dans le cadre du centre de formation du Hertha Berlin, il passera sans embûche toutes les étapes pour devenir titulaire dans le club de la capitale. Fort de sa médaille d’or au concours Fritz Walter qui le récompense comme le meilleur jeune jouant avec la sélection allemande dans les catégories entre les moins de 19 et les moins de 17 ans, sa réputation de jeune espoir est continentale, et c’est à Tottenham qu’il part un an plus tard avec le rêve de s’affirmer dans le championnat le plus médiatisé du monde. Mais loin de sa famille, il va se perdre en dehors du terrain et ne saura pas faire face à la concurrence du club londonien. Son prêt, un an et demi plus tard à Dortmund, est un aveu d’échec. Car ensuite, c’est à Portsmouth qu’il s’engagera à titre définitif, dans un cadre des plus difficiles, le club en situation imminente de faillite est plongé dans la zone rouge dès le début de la saison et ne remontera jamais la pente. Mais Boateng va connaitre un été qui va tout changer avec la sélection ghanéenne, une belle coupe du monde ponctuée d’un but en 1/8èmes de finales contre les USA et sa côte décolle de nouveau. C’est le Genoa qui le prendra à la fin de l’été avec d’ors et déjà la promesse verbale au Milan qu’il y sera envoyé en co-propriété. Il arrive au Milan dans un processus de rajeunissement et s’attirera les faveurs d’Allegri qui le titularise à son poste préférée : trequartista.
Thiago Silva : recruté pour 10M€, de Fluminense en 2009. Thiago Silva n’avait que 21 ans lorsque sa carrière pu s’arrêter, la faute à une tuberculose diagnostiquée tardivement. Il était alors en Russie, après que la célèbre cellule de recrutement du FC Porto l’ai distingué mais déjà par la faute de sa maladie, le brésilien a du se contenter de jouer dans l’équipe réserve et on l’a laissé partir au Dynamo Moscow en pensant qu’il n’avait pas le niveau. En Russie, il n’aura pas l’occasion de jouer, et reviendra une fois guéri au Brésil, dans son tout premier club lorsqu’il était enfant, le Fluminense. De là , le phœnix va renaitre très vite, retrouver de l’allant et une réputation suffisamment solide pour que l’Inter, Chelsea ou Villarreal tentent de l’engager, et malgré le fait qu’il sache pertinemment qu’il ne pourra pas jouer pendant six mois s’il signe au Milan, à cause d’un nombre trop élevé d’extra-communautaires, il choisi d’en prendre la direction et de toute faire pour être l’héritier de Paolo Maldini, raison de son arrivée. Il n’aura pas l’occasion de jouer avec lui, mais cela fait deux ans qu’il est en couple avec Alessandro Nesta et ça ne marche pas si mal.
Taye Taiwo : recruté sans indemnité de transfert, de Marseille en 2011. La puissance physique est la qualité privilégiée que l’on remarque chez le nigérian, et qui a tapé dans l’œil des recruteurs de l’Olympique de Marseille, club qui le recrute à 19 ans. Ne faisant jamais l’unanimité, Taiwo sera malgré tout en grande majorité, le titulaire quasi-unique à son poste durant toute son aventure marseillaise. Dans un championnat qui convient à ses qualités, il se paye même le luxe d’être élu dans l’équipe type de la saison 2007/2008. Après avoir fait craindre à ses supporters un départ à l’été 2010, il acceptera de rester, pour mieux partir l’année suivante. Les rumeurs l’ont envoyé au Real ou au Milan, c’est en Lombardie qu’il engage son avenir, dans un club qui veut retrouver un dynamisme physique et qui en vue du fair-play financier accepte volontiers l’idée prioritaire de se renforcer à moindre coup.
Ignazio Abate : récupéré au Torino, pour 2.8M€ en 2009. De cette possible hiérarchie de début de saison, Abate est l’unique produit du vivier rossonero. Et comme pour les autres, il a du faire le tour de l’Italie avant de trouver par chance, une place dans le groupe. Cette chance, il l’a doit au quota et à la situation économique de la società , et malgré des débuts très difficiles dans son nouveau poste de latéral droit, il ne laissera pas passer sa chance. Néanmoins il avait montré du caractère lorsqu’au Torino, il demandait des garanties avant d’accepter de rejoindre son club formateur, qui a racheté la moitié de sa carte. Celle qu’on compterait bien sur lui. Les blessures lui ont permis de jouer ce rôle, qu’il ne laissera le soin à personne d’autres de jouer sur le coté droit de la défense.
Comparatifs Italie Ainsi, cet effectif potentiellement titulaire a valu au club de débourser 109.550 millions d’euro, en occultant le montant de la transaction non révélé pour Ambrosini et le fait que dans le marché entre l’Inter et le Milan pour l’échange Seedorf-Coco, les deux joueurs ont été évalué à 22.5M€. Par comparaison, l’Inter a dépensé 86.7M€ pour sa possible équipe type, tout ça reste derrière la Juventus et ses 120 millions. Et la même hiérarchie se dessine pour les remplaçants. Ceux du Milan valent presque autant l’équipe type, avec une somme dépensée dans les indemnités de transfert, atteignant 93M€ (Merci Pippo Inzaghi). Ce qui au final, neutralise plus ou moins les deux clubs de Milan, le cousin, pour ces mêmes remplaçants, compte une dépense de 99.2M€, tandis que la Juve a dépensé une poignée d’euros en plus, pour en arriver à 100.4M€. Cette hiérarchie, chamboulée cet été, ne donne pas pour autant le coup total des trois effectifs sus-cités. En prenant en compte la masse salariale estimée par la Gazzetta Dello Sport, il faut rajouter 160M€ à la cagnotte rossonera, 145M pour l’Inter et 100 pour la Juve, soit une somme totale de 362.5M€ pour le Milan, 330.9M€ pour l’Inter et 320.4M€ pour la Juve. Par ailleurs, la masse salariale bien plus faible de la Juventus s’explique également par la non-qualification de l’équipe dans une compétition européenne cette année, et devrait en tout état de cause, s’envoler en cas de résultats positifs cette saison. Outre la question européenne, la Juventus est l’équipe dont la dépense est ascendante, pour le Milan, des 202M€ d’indemnités de transfert, 70M€ sont à mettre à l’actif d’Inzaghi et Nesta, et on peut être sur qu’ils ne seront pas remplacé par une enveloppe mercato aussi conséquente, pareille pour la masse salariale qui devrait en tout état de cause, baisser lorsque la vieille garde partira à la retraite.
Etranger Concernant les indemnités de transfert, le Milan et la Juve tiennent la comparaison avec le FC Barcelone, qui a pourtant un nombre élevé de joueurs formés au club, et qui a du faire un chèque total d’à peu-près 121.5M€ pour son onze type, et de 80.5M€ pour le reste de l’équipe cette saison, et une masse salariale totale estimée selon une étude de Marca à 192M€ sur l’exercice 2010-2011, qui devrait être plus haute sur la saison en cours, de par les arrivées de Fabregas et Sanchez. Ça donne donc une fourchette comprise entre 390 et 400M€, un bon chiffre comparé aux folies des blaugrana dans les fins 90, débuts 2000. Mais on est encore loin du sommet de la pyramide. Tenez-vous bien, le Real Madrid, uniquement pour son onze, a dépensé la bagatelle de 347.9M€, rajouté aux 142M€ des remplaçants et on obtient 489.9M€, rajouté à la masse salariale. La saison dernière, hors bonus, il fallait selon Sportune, 96.5M€ à la Casa Blanca pour rémunérer ses 25 joueurs, en comptant les salaires estimés des mouvements de l’été, ce chiffre devrait être sensiblement en baisse, mais qu’importe, car au final de notre mode de calcul, ça donnerait entre 570 et 580M€. Partons maintenant plus au Nord, du coté anglais. L’ami Roman Abramovitch possède actuellement l’effectif le plus cher en termes d’indemnités de transfert, puisqu’il lui a fallu 419.4M€ pour se l’offrir, il devance même le Sheikh Mansour de 22M€ dans ce domaine. L’autre Manchester est derrière avec 342.5M€, tout ça est loin devant Liverpool, avec environ 215M€, soit autant que le onze potentiel de City et le pauvre Arsene Wenger fait lui office de Causette dans ce classement, avec environ 161M€. Au niveau des salaires, tout comme pour les espagnols, aucun chiffre n’a encore été dévoilé pour l’année en cours, et même si une étude menée par Sporting Intelligence a été menée en Mai dernier, cette dernière n’est pas suffisamment détaillée pour être prise en compte. C’est du coté du Bayern Munich que la facture est la moins salée. 151.8M€ pour s’acheter les services de ses joueurs actuels, et selon Bild, la saison dernière, la masse salariale du club bavarois atteignait les 90M€.
Méthode de calcul Ce dossier n’est pas crée pour faire un classement des meilleurs gestionnaires parmi les « top clubs », et pour cause, la méthode de calcul utilisée serait imparfaite, par exemple, pour Manchester City, un Craig Bellamy qui a couté au club 15M€, est parti gratuitement cet été à Liverpool, et ne figure pas dans la facture de City pour son équipe actuelle. Ainsi ce n’est pas un classement de qui a dépensé le plus en général, mais exclusivement pour cette saison, avec un mode qui ne comprend pas la totalité des salaires versés aux joueurs, mais uniquement pour cette saison, où la saison dernière. Commentaires (2)
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| Mis à jour ( Mercredi, 12 Octobre 2011 23:31 ) | |||

















