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La Juventus, seule rivale ?
Écrit par Haekel Bekka    Lundi, 28 Novembre 2011 21:34    PDF Imprimer Envoyer

Au cours de la dernière trêve internationale, Gennaro Gattuso et Massimo Ambrosini ont fait une revue des forces en présence de la Serie A et le constat était sans appel, d'une seule voix il n'y a que la Juventus qui peut rivaliser, où mieux encore, qui a impressionné l'actuel capitano. Peut-être avait-il encore ce souvenir d'une soirée d'Octobre où en dix minutes sur le terrain il a assisté au doublé de Claudio Marchisio et à une sorte de retour dans la jungle de ces fichus zèbres qui finalement n'avaient pas su se reconstruire avec vigueur après le Calciopoli. Comme par hasard, c'est l'année où le grand public a accès aux écoutes de Giacinto Facchetti, comme si le karma venait rendre justice à la Juve, et faire sombrer l'Inter, actuel quinzième.


Il n'y a pas que l'Inter qui digère mal ces premiers mois. Des rivaux présumés, le Napoli dont ses joueurs découvrent la Ligue des Champions, se situe à déjà huit points du Milan et neuf longueurs derrière la Juventus, avec néanmoins un match en retard contre cette même Juve, peut-être l'occasion de "relancer" le championnat. La Roma avec son mercato dit ambitieux a également eu un souci au démarrage, prévisible lorsque Luis Enrique voulait importer sans concession son système, mais il a su mettre un peu d'eau dans son vin, tel celui que doit boire ses américains de propriétaire, malgré tout, les gialorossi sont à neuf points du Milan et dix de la Juve. Mais cette Serie A n'en reste pas moins riche, l'Udinese et la Lazio, qui n’a pas démérité samedi soir, s'accrochent au premier wagon, mais nul sait pour combien de temps encore. Ainsi, par élimination la Juventus est la plus sérieuse des figures vouées à endiguer un possible doublé des rossoneri et une série actuelle de cinq scudetti brodés sur des maillots milanais.

Mais l'élimination au train ne signifie pas cependant candidat par défaut dans un championnat sans valeur. Antonio Conte a su imprimer sa patte, lorsque l'inconnu régnait encore. Comment cet entraineur qui n’avait réussi qu’en Serie B pouvait remonter la vieille dame au sommet ? Lui qui commençait tambour battant par des "ils se bougeront le cul avec moi" a transmis un dynamisme dans le jeu de son équipe, Conte l’homme est l’atout numéro de la Juve pour Gattuso. « La Juve peut nous gêner grâce à la mentalité d'Antonio Conte. Les bianconeri ne lâchent jamais, ils jouent toujours avec le couteau entre les dents ». Et cet esprit, les juventini ont pu bénéficier d'un calendrier clément sur le mois de Septembre, pour parfaire l’habituel rodage en restant invaincu, ce qui a laissé une trace dans le regard d’Ambrosini. « La Juve impressionne. Ils ont tout changé en l'espace d'un an, et ont déjà trouvé une identité précise. S'ils auront la continuité, ils pourront nous gêner».

La confiance s'installe telle une routine, et le module se met en place, une façon de faire qui rappelle Sacchi (et oui encore lui...), un 4-4-2 de base mais qui se sublime par le mouvement de ses joueurs, modulable en un 4-2-4 voir un 2-4-4, d'ailleurs aujourd'hui encore, le repli défensif n'est pas effectué à la perfection, mais bon, en 2011 plus besoin d'être parfait pour gagner un grand championnat, et d'ailleurs, peut-être qu'on en avait jamais besoin...

 

Si le système marche, encore faut-il avoir les hommes pour le faire tourner, la machine FIAT a encore fait parler d'elle cet été, si le groupe passait du plan social dans le monde du travail, il investissait en masse sur les salariés dans le monde du football. 70M€ dépensés avec parcimonie, pour s'attirer les services de Lichtsteiner, Vidal où Vucinic, sans oublier les achats définitifs de Quagliarella et Pepe, un mercato strictement Serie A à 95% qui porte ses fruits, d'autant que la symbolique est servie. Andrea Pirlo, figure de marque du Milan rejoint sans indemnité de transfert la Juventus, un signal fort envoyé au reste de l'équipe qui peut également compter sur un stade flambant neuf, l'énergie nécessaire pour une reconquête est désormais sur place, une énergie pour un jeu clairement collectif où personne ne peut se poser en leader. Que Marchisio ait un apport offensif si prépondérant en est une preuve. Matri ne va pas crier lorsqu'il se fait replacer ailier par Conte, un replacement judicieux en cours de match contre la Lazio qui permet à l’équipe de s'offrir l'occasion de son unique but, victorieux de surcroit, et qui formule une réponse satisfaisante à une autre exigence formulée aux champions en herbe, savoir gagner en étant dominé.

Ce collectif n'a pas laissé de place à Milos Krasic ou au nouveau venu Eljero Elia, qui ne se sont pas fondu aux exigences du mister, qui possède une chance, celle d'avoir uniquement Buffon et Pirlo en joueur légitime, qui ont déjà gagné des gros titres, de cet ordre le recrutement a été mené de façon très sérieuse, et lorsque Buffon retrouve tout comme Pirlo un niveau proche de celui d'antant, ça aide encore plus.

Finalement la seule chose qui pourrait ruiner la cohésion de cette équipe semble être la non-participation à l'aventure européenne, qui pourrait laisser un gout amer à certains joueurs qui ne se sentiraient pas suffisamment utilisé sur le terrain, donc dit-ainsi, oui, la Juventus est la rivale numéro 1 pour le titre et l'équipe qui a fait la plus forte impression jusque-là, mais la marge d'erreur reste minime, et le championnat lui... bien long.

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Commentaires (3)Add Comment
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Par amar, décembre 15, 2011
forza juve
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Par inza42, décembre 05, 2011
belle équipe
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Par forza pippo !!, décembre 05, 2011
grosse equipe la juve smilies/grin.gifsmilies/grin.gifsmilies/grin.gif

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busy
Mis à jour ( Mardi, 29 Novembre 2011 00:32 )