| Plus que jamais favori | ||||
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Ce début de saison regorge de faits surprenants, qui mis bout à bout, place le Milan actuellement troisième du championnat, à une petite unité de l’Udinese et la Lazio, deux outsiders dans la hiérarchie de base de la Serie A. Déjà, premier fait divers, une grève qui n’aura duré qu’une journée, la toute première. Il faudra attendre le 20 Décembre à Cagliari avant de retrouver la bande à Allegri. Ensuite, ces cinq premières journées catastrophiques tant sur le plan comptable que sur le jeu généralement déployé par l’équipe, le constat était sans appel… cinq points pris, dix de laissés filés, très loin d’un parcours de champion. Mais voila, autre fait divers, tout le monde piétine au cœur de la botte, ces chers bianconeri, alors en tête de caravane avaient onze points, laissant filer la victoire contre un Bologna au plus mal et Catania en Sicile, depuis, deux autres matchs nul pour deux victoires, invaincus certes mais avec seulement deux points d’avance virtuellement sur le Milan.
Et oui depuis, cinq victoires consécutives ont remis de l’ordre à la maison rossonera, contre des équipes généralement de faible niveau, mais qui au-delà de donner du fil à retordre a poussé les milanais à sortir du domaine de la pure logique, à commencer par celle d’Allegri. Défendez tous ensemble, c’est le credo numéro un n’est ce-pas ? Et bien Christian Abbiati a déjà concédé quatorze buts, les attaquants qui font passer le Robinho 2010-2011 pour un fin renard des surfaces n’ont pas non plus empêché l’équipe d’en planter vingt-deux, et deux joueurs peu reconnu pour leur technique, de planter chacun leurs tours un triplé.
En sachant que le Napoli, la Juventus et la Roma, qu’on a battu chez eux pour la première fois depuis 2005, ont déjà été joués et à l’extérieur, et qu’on peut rajouter dans le lot les deux premiers de la classe, on peut d’ores et déjà affirmer que le Milan est plus que jamais favorite pour le titre sans faire quelconque analyse de jeu, et pourtant, c’était loin d’être la voie royale pour ce Milan, si ce n’était pas sur la pelouse que quelque chose clochait, c’était à l’extérieur, Gennaro Gattuso qui est maintenu à l’écart depuis deux mois et qui mettra au mieux, autant de temps à revenir pour une irritation à un nerf optique, Antonio Cassano qui est frappé par un AVC, "c’est quelque chose qui arrive tous les 30, 40 ans" affirmait Allegri, forcement touché par les défections de deux joueurs sur lesquels il compte énormément. Mais peu importe, même sans Cassano, le Milan a pu dérouler, certes contre un Catania loin de son potentiel. Et comme c’était visiblement encore trop facile pour le Milan, il a fallu que Daniele Bonera se prenne un coup de fouet cervical, autre blessure qu’on peut qualifier de rarissime pour un footballeur, mais on n’est plus à cela près…
Et le jeu ? Milan est loin de jouer sa partition académiquement, des milieux trop côte à côte qui ne quadrillent pas la partie la plus importante du terrain, avec un Van Bommel méconnaissable, une attaque qui, comme une mauvaise habitude, ne parvient pas à associer combinaison intelligente et finition, aucun moyen de réussir à installer un trequartista qui puisse faire techniquement la différence, une défense qui a des sautes de concentration tout comme son gardien, mais Milan n’en à que faire… elle se sublime dans l’imperfection, permet de s’offrir un nul contre le Barça en ne réussissant jamais à sortir le ballon proprement, d’être qualifié pour les 1/8èmes de finale de la LDC avec deux matchs d’avance, et d’afficher désormais un ratio de deux points par match en championnat.
Et lorsque ce n’est pas un fait divers touchant directement un joueur, il faut prendre la vie d’un fidèle travailleur et d’un illustre supporter, le brassard noir, Milan a du le porter pour Gianni Nardi, vice-président du club qui œuvrait sous la discrétion des medias depuis 1983, un homme indéboulonnable pour Berlusconi, peu de temps après, c’est Marco Simoncelli qui disparaissait d’une manière théâtrale, en pleine course à Sepang, le circuit où il avait assuré son titre 250cc, sa tête n’a pu éviter la roue de Colin Edwards. Pour lui, toute l’Italie s’est émeut, attristée que ce soit à lui de partir si tôt - pourquoi ce n’était pas Lorenzo après-tout (rires...) - lui qui représentait le sport dans son sens noble, donner le maximum de son corps sans peur, tout en restant gentleman, prenant le circuit pour une arène, où toute humanité s’arrête l’espace d’une bonne heure, car pour être un grand sportif, il faut être capable de tuer mentalement dans ces instants.
Pour Sic, le rossonero qui allait assister au prochain match de Milan, c’est son enveloppe charnelle qui s’est envolée, laissant beaucoup d’émotions de la part d’un monde, celui des sportifs et immortalisé à Misano où le circuit porte désormais son nom, car cet homme du 21ème siècle a eu le droit à une mort de héros antique. Et tel un transfert, ce sont les valeurs de Sic qui ont habité les joueurs, depuis sa mort… Quelques heures de décalages entre Sepang et Lecce, et la suite je l’ai déjà déployé dans les autres paragraphes de ce papier, car même si le talent a du mal à se mettre constamment en évidence, l’envie de ce Milan est indéniable. Sic laisse des gens derrière lui, à commencer par son compagnon d’arme, Valentino Rossi, Vale l’interiste se retrouve aussi seul que nous sans nos cugini, triste dix-septièmes, ça change, ça fait plaisir, mais ça ne peut pas durer, trop ennuyeuse que ces luttes contre la seule Juve qu’on a vécu quelques temps avant la mascarade Calciopoli. L’Inter n’a même pas eu l’occasion de se rattraper ce week-end dernier sur le terrain du Genoa, et pour cause, autre fait divers, autre minute de silence, une puissante inondation a ravagée la belle ville, et désormais c'est même Silvio, l'homme qui semblait intouchable qui va devoir laisser son poste de Président du Conseil pour très certainement réoccupé son poste de toujours au Milan, celui du président On pourra dire ainsi tout ce qu’on voudra sur ces deux premiers mois, trouver des reproches au campionato, au niveau général du football qui manque de protagonistes, mais ce début de saison ne ressemble à aucun autre, quoi que, après dix matchs l’an dernier, Milan comptabilisait également 20 points… Commentaires (1)
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| Mis à jour ( Mercredi, 09 Novembre 2011 14:26 ) | |||












Forza Milan !