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Bologna-Milan : Une affaire qui ne roule plus...
Écrit par Baresi    Lundi, 08 Février 2010 16:52    PDF Imprimer Envoyer

Bologna 0-0 Milan 

En Italie, le football a pris racine jusque dans les veines des dames à l’image de Francesca Menarini la présidente de Bologne qui reçoit Milan. Des rossoneri vêtus en short rouge comme le 24 janvier 1999, année du titre de champion avec Zaccheroni. Dida reprend sa place dans les buts après des problèmes au dos. Mais la grande nouveauté, c’est Mancini qui prend la place de Beckham dès le départ. Une réponse claire aux attaques de Don Silvio qui avait qualifié  l'ex-interista d’ « acquisition inutile ». Nesta pointe encore aux abonnés absents :  la défense centrale compte alors sur Thiago Silva et Bonera. En attaque Ronaldinho promet de se rattraper après ses excès. Franco Colomba lui cherche à consolider son 4-4-1-1 avec Gimenez en soutien de l’ancien monégasque Di Vaio, pendant que Moras gagne son ballottage avec Britos.

Tous les fondements sont là pour faire de Bologna-Milan un match intéressant mais l'entettement des rossoblù qui érigent murailles devant Colomb, accorde peu de place au spectacle. Ils éteignent les véléités des rossoneri qui essaient par tous les moyens d’abattre les briques. Mais l'équipe de Colomba se défend bien, en utilisant un marquage systématique sur Borriello et Ronaldinho. La pression du Milan est constante, mais les lombards s'épuisent dans les vingt derniers mètres. Pourtant les ressources ne manquent pas. Mancini repique souvent vers l'intérieur, en favorisant les raids d'Abate, qui ne donne pas grand-chose face à   l'agressivité de Bologne qui ne se laisse pas mener en bateau. La difficulté est évidente, Leonardo ordonne ainsi aux siens d’attaquer dans l’axe. Mais le résultat ne change pas, parce que le Milan se perd et devient vite confus. La domination est totale mais stérile sans aucun tir cadré.. Seul Di Vaio dans un de ses rares contres, oblige Dida à une parade en deux temps à la 31eme minute. Ronaldinho a bien fait parler de lui à la 16eme minute mais c’est encore raté.

Leonardo confirme son onze de départ à la reprise. Colomba lui fait sortir Gimenez  pour Adailton. Le Brésilien offre plus de solutions aux rossoblù, pendant que côté Milan le manque d’idée de ses meilleurs éléments manque. Ronaldinho est une lumière intermittente. Mais quand il s'allume, il fait mal. Comme à la 57eme minute, avec cette frappe du droit en ciseau qui va se fracasser sur la transversale. L’équipe cherche un peu de fantaisie et  il y n'en a pas trace. Seedorf boîte à moitié et s’égarre, Pirlo alterne le bon et le moins bon en commettant  des fautes élémentaires, pendant que Mancini est encore à court de préparation physique. Leonardo fait sortir Clarence à la 62eme minute pour son compatriote Huntelaar, en déséquilibrant l'équipe qui devient hyper offensive. L'entrée de la pointe augmente le poids en attaque des rossoneri qui poussent sur les ailes avec Abate. Le défenseur distribue des centres à volonté mais la forteresse de Bologne résiste.Huntelaar pourrait marquer, mais Colombo avec une sortie parfaite lui barre la route. Le portier rossoblù subit le siège rossonero en cette fin de match. La domination du Milan est  eclatante. Colomba renforce alors sa défense en faisant entrer Britos à la place de Modesto. Leonardo lui insère Beckham pour Ronaldinho. L'Anglais fait son devoir et sert un centre pour Borriello, paré par Colombo et un tir de la limite hors il mesure. Journée classique dans laquelle rien ne rentre. La transversale repousse le coup de tête d'Ambrosini à la 92eme minute comme un signe du destin.    

En s’engluant physiquement et mentalement, les milanais ont perdu la formule magique et l'Inter est maintenant à 10 points. Dommage on aimait bien la gagne qui habitait les hommes de fin 2009.

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Mis à jour ( Lundi, 08 Février 2010 17:04 )