Bannière
Bannière
Milan-Cagliari : Fin de partie
Écrit par Baresi    Lundi, 16 Mai 2011 15:44    PDF Imprimer Envoyer

Milan 4-1 Cagliari

(22’35’Robinho, 24’Gattuso, 77’Seedorf-38’Cossu pour Cagliari)

Avouons le : en début de saison beaucoup d’entre nous ont réprimé leurs désirs les plus fous de voir le Milan retrouver son univers, celui de la possibilité de gagner. Pour mieux savourer la communion du sacre, rien de plus beau que de donner encore un peu de plaisir : conjuguer euphorie et concentration pour 90 minutes devant 80 000 spectateurs venus fêter le titre dans des scènes de liesse jamais vues depuis 2007 et le triomphe en Ligue des Champions. Massimiliano Allegri, malgré l’élimination en Coppa, veut que cette dernière à San Siro soit la consécration de l’équipe : Pirlo et Ibrahimovic ne font pas partie des titulaires, ce dernier étant en tribune pour un souci à la cheville droite. C’est le match d’Emanuelson, Yepes, mais aussi du Cagliari de Roberto Donadoni, qui revient sur "son" terrain.

 

 

C’est dans un climat de folie que Nainggolan secoue les lombards dès la 3eme minute avec un beau tir à distance qui survole de peu la transversale, histoire de montrer qu’on est aussi là pour jouer au ballon. Cinq minutes plus tard Lazzari confirme, Acquafresca à la 14eme minute manque en glissade la plus aisée des opportunités de but. Peut-être un peu trop pour le peuple rossonero qui gronde et réclame un but à ses hommes. Ainsi à la 16eme minute, Robinho trouve Pato bien placé dans la surface mais son coup de tête est trop faible pour inquiéter Agazzi qui doit ensuite se mobiliser pour dégager en corner une tentative de Robinho. C’est véritablement le coup de rein dont avait besoin le Milan. Une équipe de nouveau ragaillardi et prêt à amorcer sa contre attaque, avec un rythme bien plus élévé, du spectacle pour la foule : à la 22eme minute, Robinho est alerté sur la gauche. Il pique au centre et passe entre trois Sardes. Puis s'infiltre jusqu'aux dix-huit mètres et frappe du droit pour tromper le portier et inscrire son treizième but : 1-0 ! Samba ! On continue à la 24eme minute avec Rino Gattuso : Pato est servi dans la profondeur mais Agazzi sort bien et le devance. Le portier rossoblu ne peut contrôler le cuir qui termine sur la tête de Gattuso. Rino smashe sa reprise dans les filets vides : 2-0 ! On capitalise et on s’enflamme ! A la 34eme minute, Seedorf donne à Pato une balle parfaite mais le brésilien manque de peu le 3 -0. Beau et magistral contre dès la 35eme minute, avec Pato servi sur la droite qui centre à destination de Robinho. Le Brésilien contrôle et frappe du droit sans laisser aucune chance à Agazzi : 3-0 ! A peine le temps de respirer que les Sardes reviennent dans le match grâce à Cossu qui après s’être débarassé de Yepes, crochète et enchaîne une frappe du gauche hors de portée d'Abbiati. Il inscrit là son quatrième but de la saison. 3-1.

La seconde mi-temps de la rencontre commence avec l’entrée de Pirlo à la place d'Ambrosini, enivré par les fumées des tribunes, mais pas Cagliari qui met un peu de piquant et manque le chemin du but à la 56eme minute quand Perico à distance alerte sérieusement Abbiati. Entre temps les sardes font entrer Ragatzu à la place de Missiroli pendant que Flamini remplace Gattuso. A la 69eme minute, Pirlo s'illustre en récupérant un ballon très haut et tente une passe dans la profondeur. Robinho est à la réception dans la surface mais il tente le dribble de trop et laisse la défense sarde intervenir….Inzaghi s’échauffe et rend fou d’amour et de délire la Curva : ce sera l’apothéose quand il entre à la 82eme minute ! Mais juste avant à la 77eme minute, Seedorf s’offre son petit cadeau pour son 400eme match : Robinho percute dans l'axe et donne à Pato qui, à une touche, oriente dans la profondeur sur Clarence qui contrôle et trompe Agazzi en ouvrant son pied droit : 4-1 ! La fête est totale !

Une rencontre des légendes et des souvenirs….Bouleversantes sont les images de ce bonheur éphémère mais qui fait l’effet d’une délivrance. La peinture d’une époque, de la survie du noyau d’un groupe qu'on disait déjà mort. Parce qu’ils resteront à jamais attachés à l’ « origine », parce qu’il ne nous restera que de la nostalgie…

Joomla Templates and Joomla Extensions by ZooTemplate.Com
Commentaires (0)Add Comment

Ecrivez un commentaire
Réduire l'éditeur | Agrandir l'éditeur

busy
Mis à jour ( Mercredi, 18 Mai 2011 11:32 )