| Roma-Milan : La fièvre du samedi soir | ||||
|
|
AS Roma 0-0 Milan « Il tricolore » objet de convoitise, des désirs inavouables : du trouble à la prouesse. De l’ivresse à l’estime. Au commencement était la réserve, le doute voire la rancune. Puis les yeux se posèrent sur le nouveau maître. Mauvais calculs et le travail fournit paya. Le temps des réjouissances allait arriver celui où on l’on profite du désarroi des équipes perdues en Mer morte…Et on voyage loin, très loin jusqu’au bout du périple. Auaparavant il fallut éteindre la dernière flamme celle des gladiateurs.A leur tête ,Vincenzo Montella l’ancien joueur devenu entraîneur de circonstance fait profil bas pour proposer une formation dépourvue de De Rossi et Perrotta associés, sans pour autant renoncer à ses atouts favoris à commencer par Totti seul en pointe, avec un trident pour l’épauler composé par Taddei, Simplicio et Vucinic. Massimiliano Allegri lui se fit à son habituel 4-3-1-2 qui a fait ses preuves en championnat. La défense ne change pas, au milieu Gattuso a récupéré et Ibra n’est plus blacklisté à cause de ses cartons et peut prendre place aux côtés de Robinho. Boateng joue le trequartista. Un cocktail « physique-imagination » qui n'impressionne guère la Roma. D’ailleurs les giallorossi démarrent pied au plancher, pendant que le Milan tâche d'apprivoiser le match avec la possession de balle. Exception faite pour la belle combinaison entre Seedorf et Boateng à la 10eme minute qui abouti sur un tir du ghanéen qui passe au dessus de la transversale. La Roma répond avec bon jeu et en une poignée de secondes elle effleure le but avec Taddei qui confectionne une frappe lourde des 25 mètres qui passe à droite d’Abbiati. Le rythme des giallorossi est insistant et crée des problèmes au Milan qui peine à les contenir surtout sur le couloir droit. Comme à la 14eme minute, quand Cassetti centre parfaitement pour Vucinic, au second poteau, qui contrôle de la poitrine avant d'armer une frappe du bout du pied qu'Abbiati capte sur sa ligne… L'occasion donne des ailes aux giallorossi, même si Montella à la 17eme minute perd Brighi pour un problème au genou. Rosi entre et la Roma passe à un 4-4-1-1 avec Taddei monte d’un cran à gauche. Le sens de la rencontre ne change cependant pas. A la 23eme minute, une intervention prodigieuse en glissade de Nesta empêche Vucinic de se proposer pour un coup de patte gagnant. Le Milan est bien compact et réussit à endiguer le déchaînement de la Louve en misant sur la défensive. L’objectif étant de réduire la capacité de la Roma à trouver des espaces justes. A la 37eme minute, Abbiati réalise une parade décisive en s’opposant à Rosi au premier poteau. Côté Milan, on voit peu de chose, excepté à la 39eme minute, un frétillement d'Ibra qui perd son duel avec Juan. Des étincelles il n'y en a qu'entre Totti et Van Bommel et la premiere mi-temps prend congé avec la sortie d’Abbiati qui anticipe sur Simplicio. Le portier est une nouvelle fois impérial. Allegri comprend les difficultés de ses gars et débute la reprise avec Ambrosini à la place de Gattuso. L’entrée en matière est fulgurante. Comme ce ballon qui s’écrase sur le poteau frappé à la 46eme minute par Robinho et ce but manqué d’Ambrosini qui se voit dévier en corner sa tentative. L'équation est simple : quand les rossoneri haussent le rythme les romains souffrent. La tension des rossoneri descend à peine, les giallorossi en profitent. Mais c'est un Milan différent, qui presse avec plus conviction et qui réclame un pénalty pour un sortie douteuse de Doni sur Ibra à la 53eme minute. Montella entre temps décide de se passer de Vucinic au profit de l’ancien milanais Borriello. Mais le match est désormais bein installé. Abate à 57eme minute enlève la balle des pieds de Taddei prêt à frapper, Van Bommel gâche une occasion mais se fait pardonner en évitant une situation dangereuse dans la surface. A la 60eme minute, malgré une belle ouverture d'Ambrosini, Boateng servi dans le dos de Juan et de Cassetti, s'essaye à une frappe croisée de l'extérieur du pied qui passe à quelques millimètres à côté du poteau gauche de Doni … Ce n'est pas tout : à la 63eme minute, Ibra se charge d'un coup franc aux 30 mètres, plein axe. Son tir puissant file directement sur Doni, qui repousse comme il le peut le cuir devant sa ligne de but. On titube plus les minutes passent : la belle saison, le temps de l’innocence . Le Milan dévore la fin de match avec sa possession de balle et de temps en temps accorde du champ à la Roma, pour des fautes d’inattentions futiles. Allegri pense à redonner un peu de vigueur à l'attaque : Robinho sort pour Pato. Petits sursauts pour le Brésilien, mais utiles pour maîtriser les giallorossi. La tension monte inévitablement, surtout quand la Roma accélère, entraînée par un Totti inépuisable qui aimerait gâcher la fête rossonera. Mais on ne contrôle pas le destin : cette envie de fendre le monde qui soulève des montagnes. Quand après cinq longues minutes de temps additionnel , Mr Morganti siffle la fin, la joie est sans limite : le Milan est champion. Les Lombards écrivent leur histoire d’amour, de gloire et d’êtres : celle d’hommes qui sont les vicères de ce club. Les trouble-fête sont les dieux de l’Olimpico. Pas devictoire mais un bonheur égoiste pour un an : celui de millions de tifosi qui peuvent pleurer, crier ou avoir le palpitant qui s'emballe. Un Scudetto, le 18eme et si c’est un vice qu’il devienne nôtre !
Commentaires (1)
![]() Ecrivez un commentaire
|
|||
| Mis à jour ( Dimanche, 08 Mai 2011 16:31 ) | |||






